Iran : Des missiles frappent Dimona, la ville nucléaire israélienne, plus de 175 blessés
Trump a lancé un ultimatum de 48 heures à Téhéran.

Le monde s’est réveillé en état de choc samedi. L’Iran a tiré plusieurs salves de missiles balistiques sur les villes d’Arad et de Dimona, dans le sud d’Israël. Dimona abrite l’un des sites nucléaires les plus surveillés du monde. Le bilan provisoire fait état de plus de 293 blessés, dont un enfant de 10 ans dans un état grave.
Ce qui s’est passé
À Arad, 116 personnes ont été admises au centre médical Soroka : 7 dans un état grave, 22 en état modéré, 87 légèrement blessés. À Dimona, 64 autres blessés ont été recensés, dont un enfant gravement touché. Au total, 20 personnes ont également été prises en charge pour des crises d’angoisse.
Le point d’impact à Dimona se trouve à environ 5 kilomètres du centre de recherche nucléaire du Néguev. L’Agence internationale de l’énergie atomique a confirmé qu’aucun dégât n’a été constaté sur le site et qu’aucun niveau anormal de radiation n’a été détecté. La situation est suivie de près.
Téhéran a présenté cette frappe comme une riposte directe à une attaque sur son installation nucléaire de Natanz. Israël, de son côté, nie toute responsabilité dans l’opération sur Natanz.
Trump entre en scène
La réaction américaine ne s’est pas fait attendre. Donald Trump a adressé un ultimatum de 48 heures à l’Iran : rouvrir le détroit d’Ormuz ou faire face à des frappes sur les infrastructures électriques iraniennes. Une menace qui fait monter la tension d’un cran supplémentaire dans une région déjà au bord du gouffre.
Les ministres des Affaires étrangères du G7 et l’Union européenne ont exigé l’arrêt « immédiat et sans condition » des attaques iraniennes, condamnant ce qu’ils appellent des « attaques irresponsables contre des civils et des infrastructures civiles ».
Ce que ça change pour l’Afrique
Le détroit d’Ormuz est le passage obligé de près de 20% du pétrole mondial. Si ce couloir venait à se fermer, les prix du carburant grimperaient en flèche sur les marchés internationaux. Pour les économies africaines déjà sous pression, ce serait un choc direct : hausse des prix du transport, de l’électricité, des denrées alimentaires. Des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Cameroun, qui importent l’essentiel de leur énergie, seraient en première ligne.
La balle est désormais dans le camp iranien. Les prochaines 48 heures seront décisives.



