Burkina Faso: le président Roch Marc Christian Kaboré aurait dit « Non » à Laurent Gbagbo

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Il y a quelques jours, nos confrères de jeune Afrique ont publié une information selon laquelle, l’un des proches du président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré laissait entendre que le chef de l’Etat Burkinabé ne peut pas répondre favorablement à la libération conditionnelle de l’ancien président Ivoirien Laurent Gbagbo.

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A la question de savoir qu’est ce qui pourrait motiver cette position, le proche de Roch Marc Christian Kaboré indique que le président Burkinabé est très remonté contre Laurent Gbagbo au regard du « traitement inhumain et dégradant que les ressortissants burkinabè ont subit pendant la crise ivoirienne » avec Laurent Gbagbo comme chef de l’Etat de Côte d’ivoire à cette époque. « Vu la façon dont les Burkinabè de Côte d’Ivoire ont été traités par le régime Gbagbo, vous n’imaginez pas le président Kaboré demander sa libération ! », a fait savoir ce proche du président Kaboré dont l’identité n’a pas été révélée.

Notre source indique par ailleurs que le président Roch Marc Christian Kaboré ne s’était pas associé à la demande conjointe de ses pairs socialistes de la région en marge du sommet Afrique-France de Bamako, en janvier, visant à obtenir du président français, François Hollande, qu’il appuie la demande de libération conditionnelle de Laurent Gbagbo, lequel comparaît à La Haye devant la Cour pénale internationale.

On peut donc comprendre que la principale raison qui aurait démotivé le président Kaboré à s’associer à ses autres homologues de l’Afrique de l’Ouest, découle du mauvais traitement des Burkinabè pendant la crise ivoirienne de 2011.

Mais cette raison est-elle suffisante pour se désolidariser de ses pairs? Le présumé refus de Kaboré d’être solidaire à la défense et à la libération conditionnelle de Laurent est-il une position acceptable?

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