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Le Zimbabwe interdit l’importation de voitures d’occasion âgées de plus de 10 ans

Le Zimbabwe ne veut plus être la poubelle des pays développés. Le gouvernement zimbabwéen a imposé une interdiction d’importation de voitures d’occasion âgées de plus de 10 ans, alors que le pays s’efforce de revitaliser son industrie automobile et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Toutefois, les véhicules commerciaux tels que les tracteurs, les camions de transport, les engins de terrassement et autres véhicules spécialisés, utilisés dans l’exploitation minière et la construction seront exemptés de cette nouvelle loi, a rapporté la chaîne publique, Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC). Le ministre des Finances et du Développement économique, Mthuli Ncube a été cité lors de cette annonce.

S’exprimant jeudi lors de sa présentation du budget national 2021 au Parlement, M. Ncube a déclaré qu’environ 1,3 milliard de dollars américains ont été dépensés pour l’importation de bus et de véhicules commerciaux légers et de passagers de 2015 à septembre 2020.

“Ceci malgré l’existence d’une capacité de l’industrie automobile locale à assembler la gamme de véhicules à moteur mentionnée ci-dessus. De plus, en raison du manque de normes et de réglementations efficaces, des véhicules indignes de la route, qui, dans certains cas, ne respectent pas les normes environnementales et de sécurité, se retrouvent sur le marché”, a déclaré M. Ncube cité par la ZBC.

Au cours de la dernière décennie, le Zimbabwe a connu une augmentation sans précédent du volume du trafic routier, en raison de la disponibilité de voitures importées à bas prix, principalement en provenance du Japon.

Les critiques affirment que les importations de véhicules d’occasion de qualité inférieure contribuent au carnage routier ainsi qu’à l’aggravation de la pollution qui entrave les efforts visant à atténuer les effets du changement climatique.

M. Ncube a déclaré au début de ce mois que le Zimbabwe commencera bientôt à fabriquer localement des bus pour le système de transport public de masse, dans le cadre des efforts du gouvernement pour relancer l’industrie automobile du pays, autrefois florissante, et pour réduire la facture des importations.

Les constructeurs automobiles du Zimbabwe ont du mal à se maintenir à flot, car le gouvernement, qui est leur plus gros client, et le grand public ont, au fil des ans, évité les véhicules produits localement, préférant les importations moins chères.

Crédit photo : konbini

Gaelle Kamdem

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