
Les États-Unis s’apprêtent à déployer 200 soldats au Nigeria pour un entraînement militaire, alors que ce pays d’Afrique de l’Ouest, classé cinquième puissance militaire africaine, est confronté à des défis sécuritaires croissants.
Les États-Unis intensifient leur engagement militaire au Nigeria, s’appuyant sur les récentes frappes aériennes contre des cibles liées à l’État islamique.
Cette initiative marque une étape clé dans le renforcement du partenariat de sécurité entre Washington et le pays le plus peuplé d’Afrique.
Présence militaire américaine accrue
Par conséquent, le déploiement prévu renforcera la petite présence militaire américaine déjà présente au Nigéria, axée sur la formation et le conseil.
Bien que l’ armée américaine ait confirmé la semaine dernière qu’une équipe avait été envoyée au Nigéria , elle n’a pas divulgué le nombre exact de soldats.
Le gouvernement nigérian a clarifié les informations concernant la présence de personnel militaire américain , soulignant qu’il s’agit de conseillers non combattants fournissant un soutien en matière de renseignement et de formation.
Cette confirmation marque la première reconnaissance publique de la présence de personnel américain au Nigéria depuis les frappes aériennes menées par les forces américaines le jour de Noël, ciblant des positions terroristes à Jabo, dans la zone de gouvernement local de Tangaza, dans l’État de Sokoto.
L’armée américaine a qualifié ces frappes de « puissantes et meurtrières ».
Le président Donald Trump a depuis indiqué que de nouvelles interventions militaires au Nigeria restaient une possibilité.
Pressions exercées sur la violence des militants
Le Nigeria fait face à une surveillance internationale croissante concernant sa gestion de la violence islamiste, en particulier dans le nord-ouest, où des groupes militants comme Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont intensifié leurs attaques contre les convois militaires, les villages et les sites religieux.
Le président Trump a accusé les autorités nigérianes de ne pas protéger les communautés chrétiennes contre les attaques de militants, une accusation fermement démentie par Abuja.
Le gouvernement nigérian affirme que ses opérations de sécurité ciblent les combattants islamistes et autres groupes armés qui menacent les civils, quelle que soit leur religion.
Le mois dernier, un groupe armé a lancé des attaques simultanées contre trois églises dans l’État de Kaduna, au nord-ouest du pays, enlevant 168 personnes.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de violence plus large qui alimente une insurrection qui dure depuis 17 ans dans certaines régions du nord du Nigeria.
Approfondissement de la coopération en matière de défense
Ce déploiement prévu intervient dans un contexte de coopération sécuritaire croissante entre Washington et Abuja.
La semaine dernière, le commandant d’AFRICOM, le général Dagvin RM Anderson, a confirmé que les États-Unis avaient dépêché une petite équipe d’officiers militaires au Nigeria à la suite d’une rencontre avec le président Bola Tinubu à Rome à la fin de l’année dernière.
« Cet engagement a permis de renforcer la collaboration entre nos nations, notamment grâce à une petite équipe américaine qui apporte des compétences uniques pour compléter ce que le Nigéria fait depuis plusieurs années », a déclaré Anderson, sans toutefois préciser la date d’arrivée de l’équipe.
Le mois dernier, les États-Unis ont livré un lot de fournitures militaires au Nigeria, renforçant ainsi la coopération en matière de sécurité alors qu’Abuja intensifie ses opérations contre les groupes terroristes.
Ces fournitures ont été remises par les forces américaines à Abuja pour soutenir les efforts de lutte contre le terrorisme.



