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Sénégal/Procès contre le terrorisme: « Je suis Djihadiste pur et dur » (Imam Ndao)

Le procès contre le terrorisme au Sénégal a vu à la barre l’Imam Ndao. Ce jeudi, celui qui est présenté comme le présumé cerveau de la bande a fait face au juge, devant qui il a dénoncé les conditions de son arrestation.

«C’est le même véhicule qui est utilisé par les forces de l’ordre, lors de la traque des bandits, qui est venu m’arrêter », s’est-il plaint.

Un djihadiste “pur et dur”

Jugé en même temps que 29 autres accusés, il reconnaît être un djihadiste « pur et dur ».

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« Quand on m’a demandé si j’étais djihadiste, j’ai répondu que si ma définition du djihadisme est conforme à celle de la religion islamique, je le suis pur et dur. C’est cela que j’avais dit devant les enquêteurs. Mais, je n’avais pas dit que je suis un djihadiste pur et dur, comme indiqué dans le procès-verbal. Je suis djihadiste dans la recherche de savoir afin de l’utiliser dans ma vie. Je suis ce djihadiste qui partage ses biens avec ses proches».

Pour se dédouaner, l’Imam Ndao invite le juge à écouter ses prêches, en l’occurrence celle dans laquelle il condamnait les actes terroristes. « Dans mes discours, je suis précis. Mes cassettes sont disponibles partout ».

« Je ne pouvais pas concevoir ce type de massacre perpétré sur des hommes. (…). Je dis encore que je suis contre ceux qui le font», se défend-il. Pour l’imam, engager « le djihad avec la force (violence) est le domaine exclusif de l’État. Le djihad, dans mon entendement, n’est pas celui qui consiste à s’attaquer aux autres, à les massacrer ».

« J’avais acheté une arme artisanale pour… »

Dans la perquisition de son domicile, une arme a été retrouvée dans son domicile, ainsi que des munitions. L’imam Ndao reconnait les faits mais apporte des précisions.

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« Je reconnais que j’avais acheté une arme artisanale. Ce sont des types d’armes à feu fabriquées par les forgerons. Cela, parce que je suis agro-pasteur et que je dois protéger mes biens. J’avais déposé un permis de port d’arme, on m’a signifié que l’enquête ouverte sur moi a été bouclée sans aucun problème. Mais depuis lors j’ai tardé à obtenir le permis.  Et pour sécuriser mes biens, je me suis procuré l’arme pour mieux veiller sur ma maison et mes biens. L’arme n’est plus utilisable. »

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Fatou Oulèye SAMBOU

Bonjour Je suis journaliste-productrice sénégalaise. J'aime parler d'actualité, de culture, et de sport. Je suis une passionnée de la vie et de ses merveilles: les voyages, le monde digital, le tourisme, le cinéma et la musique. Je vois toujours le bon côté des choses. Je vous donne rendez-vous sur Afrikmag pour des infos de qualité. fifi.sambou@afrikmag.com

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