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Tentative de coup d’État au Burkina Faso? Le gouvernement apporte des précisions

Des coups de feu ont été entendus dimanche dans plusieurs casernes du Burkina Faso, dont deux de la capitale Ouagadougou, indiquent ce matin de sources militaires et des d’habitants. Le gouvernement du Burkina Faso a reconnu que ces «tirs» ont eu lieu, mais démenti «une prise de pouvoir par l’armée».

Le porte-parole du gouvernement burkinabè Alkassoum Maïga a confirmé dimanche dans un communiqué les tirs entendus très tôt le matin dans des camps militaires à Ouagadougou, mais a démenti la tentative de coup d’État.

« Des informations véhiculées dans les réseaux sociaux tendent à faire croire à une prise de pouvoir par l’armée en ce jour 23 janvier 2022 », a écrit le porte-parole du gouvernement.

« Le gouvernement, tout en reconnaissant l’effectivité de tirs, dans certaines casernes, dément ces informations et appelle les populations à rester sereines », a-t-il ajouté.

Il a soutenu que le gouvernement « réaffirme sa confiance en notre armée qui demeure républicaine ».

Le 8 janvier courant, une dizaine de militaires et des civils avaient été arrêtés pour des suspicions de coup d’Etat au Burkina Faso.

Tentative de coup d'État au Burkina Faso? Le gouvernement apporte des précisions

Hier samedi, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants barricadant les rues et lançant des pierres dans la capitale du Burkina Faso, alors que la colère grandit face à l’incapacité du gouvernement à empêcher les attaques djihadistes de se propager à travers le pays.

Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans le centre-ville de Ouagadougou en scandant la démission du président Roch Marc Christian Kaboré.


Les analystes du conflit affirment que les manifestations font le jeu des djihadistes et que le pays doit rester unifié s’il veut réussir.

« Les manifestations sont une conséquence de la pression des djihadistes et c’est exactement ce qu’ils veulent », a déclaré Mahamoudou Savadogo, fondateur de Granada Consulting, une société locale d’analyse et de recherche sur les conflits.

« L’inquiétude est que lorsque le gouvernement subit des pressions, il commet de grosses erreurs politiques et stratégiques, et le pays doit rester uni. »

Amadou Bailo Diallo

Je suis Amadou Bailo Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Je représente AfrikMag en Guinée aDiallo@afrikmag.com

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