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Trois pays africains sont confrontés à des restrictions de visa au Royaume-Uni

Trois pays africains sont confrontés à des restrictions de visa au Royaume-Uni

Trois pays africains pourraient faire l’objet de restrictions de visa au Royaume-Uni suite à des tentatives d’expulsion infructueuses.

Le ministère de l’Intérieur a averti que, faute d’une meilleure coopération de ces pays en matière de rapatriement de leurs citoyens, des mesures de restriction de voyage pourraient être mises en œuvre, témoignant des tensions croissantes liées au respect des règles d’immigration.

Le Royaume-Uni a adressé un avertissement sévère à l’Angola, à la Namibie et à la République démocratique du Congo (RDC), menaçant de suspendre les visas de leurs ressortissants si ces pays ne renforcent pas leur coopération avec les efforts d’expulsion du Royaume-Uni.

Selon le ministère de l’Intérieur, les visas en provenance de ces pays seront refusés à moins que leurs gouvernements n’acceptent le retour des criminels condamnés et des personnes résidant illégalement au Royaume-Uni.

Cet avertissement fait suite à ce que le ministère de l’Intérieur qualifie de « coopération inacceptablement faible et de procédures de retour obstructives ».

La BBC rapporte que des milliers de ressortissants angolais, namibiens et congolais se trouvent actuellement au Royaume-Uni sans statut légal.

Le ministère de l’Intérieur a déclaré que si aucun progrès n’est réalisé dans les « prochains mois », il appliquera les restrictions de visa, ajoutant que des mesures similaires à l’encontre d’autres pays sont à l’étude.

La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a clairement indiqué la position du Royaume-Uni : « Acceptez le retour de vos citoyens ou vous perdrez le privilège d’entrer dans notre pays. »

L’annonce du Royaume-Uni intervient dans un contexte de tendance internationale plus large à des mesures d’expulsion plus strictes visant les ressortissants de pays tiers.

Sous l’administration Trump, les États-Unis ont accéléré leurs efforts de rapatriement des ressortissants étrangers, liant souvent l’application des lois sur l’immigration à des pressions diplomatiques et menaçant d’imposer des restrictions de visa aux pays refusant d’accepter les personnes expulsées.

Dans le cas de l’Angola, de la Namibie et de la République démocratique du Congo, la situation est différente. Il ne s’agit pas d’expulsions de ressortissants de pays tiers ; le Royaume-Uni exige plutôt que ces pays coopèrent et acceptent le retour de leurs citoyens en situation irrégulière sur son territoire ou ayant commis des infractions.

Les restrictions en matière de visas sont conçues comme un moyen de pression pour contraindre ces gouvernements à assumer leurs responsabilités en matière de facilitation du rapatriement.

Les pays européens, notamment l’Allemagne et la France, ont également exercé une pression croissante sur les gouvernements africains pour qu’ils améliorent leur coopération en matière de retour de leurs citoyens.

Certains pays africains se sont conformés à ces politiques, invoquant des obligations légales et des accords internationaux. D’autres, en revanche, ont résisté, pointant du doigt la faiblesse de leurs infrastructures nationales, les préoccupations liées au traitement des personnes rapatriées ou des considérations politiques sensibles.

L’avertissement du Royaume-Uni souligne le recours croissant aux politiques de visas comme outil diplomatique pour contraindre à la coopération.

Ahmad Diallo

Je suis Ahmad Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Email : [email protected]

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