
Le président colombien Gustavo Petro a lancé un avertissement sans équivoque au président Donald Trump, dans un contexte d’attaques contre le trafic de drogue présumé en Amérique latine.
« Viens me chercher », dit Petro. « Je t’attends ici. Ne me menace pas, je t’attendrai ici si tu veux. »
Il a poursuivi : « Je n’accepte ni invasions, ni missiles, ni assassinats, seulement des renseignements. Venez nous parler avec des renseignements, et nous vous accueillerons et discuterons de vive voix avec des faits, pas avec des mensonges. Cessez de vous laisser berner par les mafias politiques colombiennes qui nous ont condamnés à 700 000 morts et ont fait de nous le pays le plus inégalitaire au monde. »
Cette déclaration intervient après que Trump a semblé faire allusion à une possible opération militaire en Colombie, avec un commentaire brutal de deux mots à propos du dirigeant « malade » du pays qui, selon lui, vendrait de la cocaïne aux Américains.
Cette déclaration a été faite au lendemain d’un raid mené par les forces spéciales américaines au Venezuela, qui a abouti à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, pour des accusations présumées de trafic de drogue.
Suite à l’arrestation et à l’extradition de Maduro et Flores vers New York, Trump a proféré des menaces d’intervention militaire à l’encontre d’autres pays d’Amérique du Sud, notamment la Colombie, Cuba et le Mexique, à moins que des changements ne soient apportés pour lutter contre le trafic de drogue.
Depuis, Trump a laissé entendre que les États-Unis « prendraient le contrôle » du Venezuela pendant la transition, s’emparant ainsi de son industrie pétrolière lucrative après l’arrestation de Maduro.



