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Zimbabwe : une nouvelle loi autorise les prisonniers à rentrer chez eux pour coucher avec leurs partenaires

Zimbabwe : une nouvelle loi autorise les prisonniers à rentrer chez eux pour coucher avec leurs partenaires

Une nouvelle politique correctionnelle commence à transformer la vie dans les prisons zimbabwéennes. Les autorités confirment que certains détenus peuvent désormais bénéficier d’une permission de sortie temporaire pour rentrer chez eux et vivre des moments intimes avec leur partenaire. Cette initiative, qui autorise ces moments en famille, communément appelés droits conjugaux, s’inscrit dans un programme pilote visant à renforcer les liens familiaux et à favoriser la réinsertion plutôt que la seule punition.

Le Service pénitentiaire du Zimbabwe (ZPCS) affirme que ce programme s’inscrit dans une évolution plus large vers une justice réparatrice. La phase pilote est actuellement en cours à la prison ouverte pour femmes de Marondera et à la prison de Connemara, où les détenues ayant un bon dossier de conduite sont candidates à ces visites. Les responsables pénitentiaires décrivent ce programme comme une première étape d’un cadre de libération conditionnelle plus vaste, progressivement mis en place dans l’ensemble du système.

S’exprimant sur ce sujet, la porte-parole du ZPCS, la commissaire adjointe Meya Khanyezi, a souligné que l’implication de la famille est essentielle à une véritable réhabilitation. Elle a expliqué que le maintien de liens étroits et affectifs aide les détenus à se préparer à leur réinsertion sociale après avoir purgé leur peine.

« Le futur système de libération conditionnelle prendra également en compte les droits conjugaux des détenus », a déclaré le commissaire adjoint Khanyezi. « Nombre d’entre eux, incarcérés dans les prisons pour femmes de Marondera et de Connemara, bénéficient déjà de ces droits pendant leur détention. Ils pourront ainsi vivre leur vie conjugale dans le confort de leur foyer, et non plus en prison. »

Elle a ajouté que la responsabilité de la réinsertion des délinquants n’incombe pas uniquement aux autorités correctionnelles, mais aussi aux familles et aux communautés dont sont issus les détenus et où ils retourneront un jour.

« En tant que ZPCS, nous ne pouvons pas nous contenter de réhabiliter les détenus. Leurs familles et leurs communautés ont également un rôle essentiel à jouer. Les prisonniers sont issus de la communauté et y retourneront un jour. »

Le commissaire général des prisons, Moses Chihobvu, a récemment apporté des précisions sur cette politique en s’adressant aux détenues au sujet du système de libération conditionnelle envisagé. Il a indiqué que les réformes pourraient permettre à certaines détenues de purger le reste de leur peine à domicile sous surveillance. Selon des informations datant de décembre 2025, cette annonce a été accueillie avec enthousiasme et liesse par les détenues.

« Nous sommes en train de mettre en œuvre le système de libération conditionnelle », a déclaré le commissaire général Chihobvu. « Une fois opérationnel, ce système permettra à certains détenus de purger leur peine à domicile. »

Dans le cadre de la structure proposée, une commission des libérations conditionnelles sera chargée de sélectionner les détenus admissibles. La priorité sera accordée à ceux qui font preuve d’une conduite exemplaire et de progrès tangibles dans les programmes de réinsertion, les autorités cherchant à concilier sécurité publique et pratiques correctionnelles humaines et réparatrices.

Ahmad Diallo

Je suis Ahmad Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Email : [email protected]

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