Santé : la syphilis revient en France et fait déjà des ravages

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Selon l’AFP (Agence France-Presse), il y a aujourd’hui environ 400 à 500 nouveaux cas déclarés par an. On croyait à tort que les antibiotiques avaient eu raison de cette infection qui peut entraîner des lésions de la peau et des muqueuses pouvant toucher de nombreux organes, des complications sur le cerveau, les nerfs, le cœur et les yeux. Mais tel n’est pas le cas.
La syphilis est due à une bactérie, le tréponème pâle, qui se transmet lors de rapports sexuels non protégés (si l’on ne prend pas en compte les transmissions materno-fœtales). Les premiers cas sont réapparus en 1999, et « l’augmentation est constante et progressive », annonce Florence Lot, responsable de l’unité VIH, hépatite B et C à l’Institut de veille sanitaire (InVS).
Le centre hospitalier de Brive-la-Gaillarde a récemment indiqué avoir diagnostiqué une quarantaine de personnes porteuses de la maladie en 2015, contre en moyenne deux cas par an pendant les années précédentes.
« Nous avons un nombre plus important de cas au niveau national, c’est certain. Toutefois, la raison pour laquelle certains hôpitaux ont davantage de personnes se présentant avec la syphilis est sans doute dû aussi au fait que le traitement de référence, l’extencilline, n’est plus commercialisé par Sanofi depuis 2014 et donc plus disponible en pharmacie. Les malades doivent désormais se tourner vers le Sigmacillina, fabriqué par un laboratoire italien qui n’est accessible qu’à l’hôpital », explique Florence Lot.

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A rappeler que pour la seule année 1860, la syphilis avait tué 120 000 personnes en France. Pendant longtemps, cette grande meurtrière a emporté avec elle des grands de ce monde.
L’auteur de « Bel-Ami », Guy de Maupassant, est mort à 42 ans en 1893 d’une paralysie générale liée à une syphilis contractée seize ans plus tôt. Elle a aussi coûté la vie à François Ier, qui s’est éteint à 53 ans (en 1547) après neuf ans d’atroces souffrances. Elle a détruit ou fragilisé aussi des poètes et écrivains comme Baudelaire, Rimbaud, Flaubert, Feydeau, des peintres tels Gauguin ou Toulouse-Lautrec. Chez les musiciens : Mozart, Beethoven, Paganini, Schubert, Schumann…
Les hommes politiques n’ont pas non plus été épargnés, comme Lénine, Mussolini et Staline. On en guérissait aussi. Ce fut le cas en 1915 pour la femme de lettres danoise Karen Blixen, connue pour avoir écrit « la Ferme africaine » dont est tiré le film « Out of Africa ».

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