
La jeunesse africaine est de plus en plus optimiste quant à l’avenir, mais cet optimisme est de plus en plus inégal sur le continent. Plus de la moitié (51 %) se disent désormais optimistes ou enthousiastes quant à l’avenir de leur pays, une augmentation significative par rapport aux 35 % de 2024.
La jeunesse africaine est de plus en plus optimiste quant à l’avenir, mais cet optimisme est de plus en plus inégal sur le continent. Plus de la moitié (51 %) se disent désormais optimistes ou enthousiastes quant à l’avenir de leur pays, une augmentation significative par rapport aux 35 % de 2024.
Le Burkina Faso et le Rwanda affichent les niveaux d’optimisme les plus élevés, à 91 % chacun, tandis que le Ghana, l’Éthiopie et la Zambie ont enregistré certaines des plus fortes améliorations, selon la dernière enquête auprès des jeunes africains de 2026.
Derrière cette amélioration générale du moral se cache une réalité plus complexe. Un tiers des jeunes Africains restent pessimistes quant à l’avenir de leur pays, contre 44 % en 2024. La proportion de ceux qui se disent pessimistes a également augmenté pour atteindre 12 %, son niveau le plus élevé depuis le début de l’étude en 2020.
Les pressions économiques semblent jouer un rôle majeur. La hausse du coût de la vie a supplanté les maladies infectieuses et l’instabilité politique comme principal facteur ayant eu un impact sur les jeunes Africains ces cinq dernières années. L’augmentation des prix des denrées alimentaires et du carburant, le chômage, la corruption et le manque de perspectives économiques continuent d’influencer la perception qu’ont les jeunes de leur pays.
Sur plusieurs marchés africains, le mécontentement est particulièrement fort. Le Mozambique arrive en tête, avec 85 % des jeunes qui estiment que leur pays prend la mauvaise direction.
1) Mozambique — 85%
Parmi les cinq pays étudiés, le Mozambique affiche le taux le plus élevé de jeunes (85 %) qui estiment que leur pays prend une mauvaise direction. Ce résultat témoigne d’un profond mécontentement chez les jeunes Mozambicains, malgré une amélioration générale de l’optimisme chez les jeunes africains. La hausse du coût de la vie, le manque de perspectives économiques et les inquiétudes liées à la gouvernance contribuent probablement à ce pessimisme.
2) Tchad — 80 %
Huit jeunes Tchadiens sur dix estiment que leur pays prend une mauvaise direction, ce qui place le Tchad parmi les pays où le mécontentement est le plus fort. Ce chiffre souligne les perspectives difficiles auxquelles sont confrontés les jeunes Tchadiens, notamment face aux pressions économiques et à l’incertitude politique. Ce résultat contraste fortement avec des pays comme le Burkina Faso et le Rwanda, où l’optimisme des jeunes quant à l’avenir atteint 91 %.
3) Kenya — 80 %
Au Kenya, 80 % des jeunes estiment que le pays prend une mauvaise direction. Ce constat est d’autant plus frappant que 27 % des jeunes Kenyans se disent pessimistes quant à l’avenir de leur pays, soit la proportion la plus élevée enregistrée dans toute l’enquête. La hausse du coût de la vie, les pressions économiques et le manque de perspectives pour les jeunes semblent peser lourdement sur leur moral.
4) Nigéria — 76 %
Au Nigéria, 76 % des jeunes estiment que le pays prend une mauvaise direction, ce qui témoigne d’une inquiétude généralisée quant à sa trajectoire économique et sociale. Ce constat intervient alors que la hausse du coût de la vie est devenue le facteur le plus déterminant pour la jeunesse africaine. Pour les jeunes Nigérians, l’inflation, la baisse du pouvoir d’achat, le chômage et les craintes liées à la corruption continuent d’influencer leur perception de l’avenir du pays.
5) Afrique du Sud — 75 %
Les trois quarts des jeunes Sud-Africains estiment que leur pays prend une mauvaise direction, ce qui place l’Afrique du Sud parmi les pays où le mécontentement des jeunes est le plus fort. La jeunesse sud-africaine affiche également un niveau de pessimisme parmi les plus élevés, 24 % d’entre eux se déclarant pessimistes quant à l’avenir. Les pressions économiques, le chômage, les inégalités et la hausse du coût de la vie demeurent des préoccupations majeures pour les jeunes Sud-Africains.



