
Le département d’État américain a émis une alerte de sécurité mondiale, exhortant les Américains du monde entier à se méfier des menaces émanant de groupes liés à l’Iran.
« Le département d’État conseille aux Américains du monde entier, et plus particulièrement au Moyen-Orient, de faire preuve d’une vigilance accrue. Les Américains à l’étranger doivent suivre les consignes des alertes de sécurité publiées par l’ambassade ou le consulat américain le plus proche », a déclaré le département d’État dans un communiqué.
« Des fermetures périodiques de l’espace aérien peuvent entraîner des perturbations du trafic aérien. Des installations diplomatiques américaines, y compris en dehors du Moyen-Orient, ont été visées », poursuivait l’avertissement.
« Les groupes soutenant l’Iran pourraient cibler d’autres intérêts américains à l’étranger ou des lieux associés aux États-Unis et/ou aux Américains dans le monde entier. »
Cette alerte fait suite à une menace glaçante lancée vendredi par le porte-parole militaire iranien, le général Abolfazl Shekarchi, qui a averti que les terroristes de Téhéran allaient désormais cibler les destinations touristiques populaires alors que les États-Unis et Israël poursuivent leurs attaques contre l’Iran.
Les tensions se sont exacerbées au Moyen-Orient après les bombardements menés par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, qui ont coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei.
L’Iran a rapidement riposté en lançant des roquettes contre les intérêts américains dans la région, des missiles touchant des centres touristiques à Dubaï et en Israël.
Un projectile a frappé l’ambassade américaine à Bagdad vendredi soir dernier, touchant un héliport situé sur le vaste complexe que des militants soutenus par l’Iran ont ciblé à plusieurs reprises depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
L’Iran a également promis dimanche de déployer une politique de « tolérance zéro » et de frapper les infrastructures énergétiques du Golfe persique ainsi que les banques qui font affaire avec les États-Unis si le président Trump met à exécution sa menace de « raser » les centrales électriques de Téhéran.



