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Guinée à la CAF : « Rendez-nous notre CAN 1976 » après la décision contre le Sénégal

La CAF a retiré le titre 2025 au Sénégal pour avoir quitté le terrain. La Guinée dit que le Maroc a fait la même chose en 1976.

La décision de la CAF a provoqué une onde de choc bien au-delà des frontières sénégalaises. Le 17 mars 2026, le Comité d’appel a retiré le titre de champion d’Afrique 2025 au Sénégal et l’a attribué au Maroc sur tapis vert, 3-0, après que les joueurs sénégalais avaient quitté le terrain en protestation lors de la finale.

Mais ce jugement a réveillé un vieux fantôme. La Fédération guinéenne de football a saisi la CAF d’une demande explosive : revoir le résultat de la CAN 1976, pour les mêmes raisons.

Ce qui s’est passé en 1976

La CAN 1976 se jouait sur un format round-robin à quatre équipes. Lors du match décisif entre le Maroc et la Guinée, Chérif Souleymane ouvre le score à la 33e minute pour la Guinée. C’est là que tout bascule : les joueurs marocains quittent le terrain en protestation contre une décision arbitrale, avant de revenir. Ahmed Makrouh égalise à la 86e minute. Match nul, 1-1. Le Maroc remporte le titre avec cinq points. La Guinée termine deuxième.

Selon la fédération guinéenne, si la CAF avait appliqué en 1976 les mêmes règles qu’aujourd’hui, la Guinée aurait été déclarée vainqueure par forfait.

« Rendez-nous notre trophée »

« Les sanctions doivent s’appliquer dès lors qu’une équipe quitte le terrain. Donnez-nous notre trophée de la CAN 1976 », a déclaré la fédération guinéenne.

Les juristes sportifs tempèrent : l’article 84 invoqué contre le Sénégal n’existait pas en 1976 et ne s’applique pas rétroactivement. La CAF n’a pas encore répondu.

Une crise de crédibilité pour la CAF

La décision du 17 mars a déjà mis le feu aux poudres : le Sénégal parle de « honte pour l’Afrique », le gouvernement sénégalais réclame une enquête internationale, Sadio Mané a exprimé sa colère sur les réseaux. La Fédération sénégalaise porte l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne. La demande guinéenne vient s’ajouter à la pression qui pèse sur l’instance.

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