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Kenya : des centaines d’arrestations lors de l’anniversaire des manifestations de 2024

Kenya : des centaines d’arrestations lors de l’anniversaire des manifestations de 2024

Au Kenya, l’anniversaire des manifestations meurtrières de 2024 a de nouveau plongé Nairobi dans la tension. Des familles de victimes, des militants et des opposants ont marché vers le Parlement pour réclamer justice, transparence et réparations, deux ans après les protestations anti-gouvernementales déclenchées par une hausse contestée des taxes.

La mobilisation a été rapidement encadrée par un important dispositif sécuritaire. Des centaines de personnes ont été interpellées, tandis que la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements dans la capitale kényane.

Une marche chargée de mémoire

Le 25 juin reste une date sensible au Kenya. En 2024, les manifestations contre le projet de loi de finances avaient culminé autour du Parlement, avec des affrontements très violents. Au moins 60 personnes avaient été tuées lorsque les forces de sécurité avaient ouvert le feu lors de cette séquence de contestation.

Deux ans plus tard, les familles dénoncent toujours la lenteur des procédures et le manque de clarté autour des réparations promises. Pour elles, l’enjeu dépasse le souvenir : il s’agit de savoir qui sera tenu responsable et comment les victimes seront réellement accompagnées.

William Ruto face à une colère persistante

Le président William Ruto avait indiqué que la commémoration serait autorisée, tout en mettant en garde contre toute tentative de paralyser le pays. Cette ligne n’a pas empêché la tension de monter, notamment autour des accès au Parlement et des grandes artères de Nairobi.

Kenya : des centaines d’arrestations lors de l’anniversaire des manifestations de 2024

Des leaders de l’opposition ont soutenu les rassemblements et demandé plus de transparence sur le programme d’indemnisation. Le dossier reste politiquement explosif, car il touche à la fois au coût de la vie, à la confiance envers les institutions et aux accusations d’abus policiers.

Une génération encore mobilisée

Les manifestations de 2024 avaient marqué l’entrée en scène d’une jeunesse kényane très active, souvent décrite comme une mobilisation de la génération Z. Même si la rue n’a plus exactement la même intensité, la colère n’a pas disparu.

Les nouvelles arrestations montrent que le souvenir de 2024 reste un point de fracture entre le pouvoir et une partie de la population. Pour les familles, la journée n’était pas seulement une commémoration, mais un rappel : sans justice visible, la blessure politique restera ouverte.

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