
Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei se sont achevées jeudi à Mashhad, dans le nord-est de l’Iran. L’ancien Guide suprême a été inhumé au mausolée de l’imam Reza, au terme de six jours de cérémonies.
Selon Africanews, des milliers de personnes ont récité des prières funéraires en son honneur. Celles-ci ont été dirigées par son fils Mostafa Khamenei, tandis que Mojtaba Khamenei, nouveau Guide suprême de la République islamique, était absent.
Mojtaba Khamenei absent des prières
L’absence de Mojtaba Khamenei a marqué la dernière journée des funérailles. Dans un moment aussi symbolique pour le pouvoir iranien, tous les regards étaient tournés vers celui qui a pris la succession de son père à la tête du pays.
Mais c’est Mostafa Khamenei qui a dirigé les prières. Africanews ne précise pas la raison de l’absence de Mojtaba lors de cette séquence. L’information intervient alors que l’Iran traverse une période de transition politique et de fortes tensions régionales.
Ali Khamenei avait été tué le 28 février dans une frappe américano-israélienne, au début de la guerre au Moyen-Orient. Sa disparition avait ouvert une nouvelle phase pour la République islamique, après plusieurs décennies passées au sommet de l’État.
Une inhumation au mausolée de l’imam Reza
Le choix de Mashhad revêt une forte portée religieuse. Le mausolée de l’imam Reza est l’un des lieux les plus sacrés de l’islam chiite et accueille chaque année des millions de pèlerins.
D’après Africanews, Ali Khamenei est seulement le deuxième dirigeant iranien à être inhumé à Mashhad en près de 280 ans. Son enterrement dans ce lieu souligne l’importance que les autorités veulent donner à sa mémoire.
Les cérémonies se sont déroulées sur plusieurs jours et ont donné lieu à d’importants rassemblements. Une photo prise à Karbala, en Irak, montre notamment son cercueil recouvert de pétales de fleurs et porté par une foule devant le mausolée de l’imam Hussein.
Des tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis
L’inhumation intervient dans un climat régional toujours instable. Africanews rapporte une reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis, qui fragilise le protocole d’accord récemment signé entre les deux pays.
Les négociations censées favoriser une sortie de crise doivent reprendre après la période de deuil en Iran. Leur relance sera suivie de près, alors que les tensions militaires et diplomatiques continuent de peser sur le Moyen-Orient.
La fin des funérailles clôt donc une étape symbolique, mais elle ne dissipe pas les incertitudes. L’absence de Mojtaba Khamenei lors des prières finales et la reprise des tensions régionales replacent immédiatement la succession et la stabilité du pouvoir iranien au centre de l’attention.



