Appel de Ouattara aux entrepreneurs / Meambly répond et fait des propositions

L’ancien député et ancien président du Conseil régional du Guémon, Méambly Tié Évariste, est en phase avec le chef de l’Etat Alassane Ouattara dont l’adresse présidentielle a mis en exergue l’initiative privée au service du développement économique national. Pour ce faire, Meambly Evariste fait un plaidoyer puissant.
Le 6 août 2026, le chef de l’État, Alassane Ouattara a exhorté les entrepreneurs à faire preuve d’« audace », d’« innovation » et d’« investissement » pour développer encore plus le tissu social et économique de la Côte d’Ivoire. Pour Evariste Meambly, homme politique mais d’abord homme d’affaires rompu, c’est appel sonne comme une invitation à prendre une part active dans cette vision étatique.
Celui qui prépare depuis des mois un Doctorat en sciences de gestion à Sciences Po Paris, y voit aussi une reconnaissance du rôle majeur des entrepreneurs ivoiriens dans la construction économique de la Côte d’Ivoire. Si Meambly salue la portée historique de ce discours, il entend comme à son habitude le traduire en actes; afin de quitter le stade des vœux pieux pour la matérialité de cette vision.
Le Fonds souverain pour l’entrepreneuriat
Force de propositions, Meambly souhaite la mise en place de mécanismes financiers à même de concrétiser la vision présidentielle. Aussi mise-t-il sur la mise en place d’un Fonds Souverain pour l’Entrepreneuriat. Pour financer ce Fonds, Meambly propose que 0.5 pour cent du budget national soit mis à contribution, soit 65 milliards qui seront dédiés aux entrepreneurs. C’est donc près de 325 milliards de FCFA qui accompagneront les actions des entrepreneurs ivoiriens sur chaque quinquennat.
Une industrialisation territoriale
L’une des déclinaisons du Plan Meambly, c’est une industrialisation qui touche le pays profond, qui prend forme dans l’intérieur du pays; qui en premier lieu impacte les populations éloignées de la capitale. Cette politique ambitieuse d’industrialisation territoriale lui tient à cœur. Il milite donc pour la création de deux unités industrielles ou pôles économiques dans chacune des 31 régions du pays, à l’aune des ressources et des spécificités locales.
De sorte qu’en plus de la transformation des matières premières sur place, du renforcement des chaînes de valeur régionales, cette stratégie devrait, selon lui, favoriser le développement du commerce local, l’amélioration des infrastructures de transport, la promotion des industries culturelles et créatives, l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, ainsi qu’une meilleure adéquation entre la formation professionnelle et les besoins du marché de l’emploi. Pour ce faire, un désenclavement des zones rurales est plus que nécessaire.
L’entrepreneuriat, moteur de cohésion nationale…
A en croire Méambly Tié Évariste, la promotion de l’entrepreneuriat est au dessus des antagonismes politiques. Et une grande initiative nationale en faveur de la jeunesse et de l’investissement productif fédérerait les énergies autour d’une vision commune de la cohésion sociale. In fine, cela déboucherait sur la création de richesses et d’opportunités.
« Une initiative ambitieuse en faveur de la jeunesse et de l’entrepreneuriat ivoirien peut largement dépasser les clivages politiques et rassembler autour d’une priorité essentielle : offrir à chaque jeune les moyens de construire son avenir et de participer pleinement à la création de richesse nationale », est-il convaincu. Tout ceci doit se faire, estime Meambly avec des hommes politiques qui ne sont pas déconnectés des réalités concrètes des populations.




