
Un instituteur originaire du district de Kasungu, au Malawi, a poussé l’audace à son paroxysme.
C’est une histoire d’escroquerie aussi rocambolesque qu’improbable qui secoue actuellement la région de Kasungu. Pour échapper aux traites mensuelles et aux relances de son établissement bancaire, un enseignant du primaire a élaboré un stratagème radical : orchestrer sa propre mort administrative.
Pris au piège par d’importantes dettes financières, l’homme a fabriqué de toutes pièces un dossier médical et un certificat de décès officiels. Ces documents falsifiés, une fois transmis à la banque, attestaient officiellement de son décès.
Touchée par le prétendu drame qui frappait la famille de leur client, la direction de la banque a fait preuve de compassion en décidant d’effacer la totalité de la dette et d’annuler le contrat de prêt en cours. L’instituteur pensait alors avoir tiré un trait définitif sur ses soucis financiers.
L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter sur l’amnésie ou la témérité de l’escroc. Quatre ans après avoir été déclaré mort par les services bancaires, l’instituteur, manquant de liquidités, a poussé la porte de la toute même agence bancaire.
Présentant sa pièce d’identité en toute quiétude, il a formulé une nouvelle demande de prêt.
C’est lors de la saisie de ses informations personnelles que le piège s’est refermé : le système informatique de l’établissement a immédiatement émis un alerte rouge, signalant que le demandeur était répertorié comme décédé depuis plusieurs années.
Interpellés par cette anomalie et reconnaissant le visage du « défunt », les agents bancaires ont discrètement averti les forces de l’ordre. L’homme a été arrêté sur place par la police locale. Il est désormais poursuivi pour faux, usage de faux documents officiels et escroquerie à l’assurance/bancaire.



