
Une sortie sur l’île de Fogo s’est achevée dans le deuil. Au moins 25 personnes ont perdu la vie dans un accident de bus survenu samedi 5 septembre 2026 au Cap-Vert. Des enfants et des adolescents figurent parmi les victimes de ce drame, qui a conduit le gouvernement à décréter deux jours de deuil national.
Le véhicule circulait dans le secteur de Campanas de Cima, une zone montagneuse de l’île. Il ramenait des passagers après une excursion à Chã das Caldeiras lorsqu’il a quitté la route. Le bus a chuté d’une hauteur d’environ 30 mètres.
Une excursion qui tourne au drame
L’accident s’est produit en fin de journée. Le trajet de retour devait permettre aux participants de regagner leurs foyers après la sortie. À bord se trouvaient notamment de jeunes passagers, dont plusieurs enfants.
Des personnes ont également été blessées. Les premiers comptes rendus ne donnent pas tous les mêmes indications sur leur nombre ni sur l’âge des victimes. Le bilan de 25 morts, relayé dimanche, reste celui retenu après cette catastrophe.
La violence de la chute et la difficulté d’accès au site ont compliqué l’intervention. Des équipes de la protection civile, des pompiers et des ambulances ont été mobilisées. Les opérations de secours se sont poursuivies durant la nuit de samedi à dimanche.
Le Cap-Vert décrète deux jours de deuil
Le président José Maria Neves a déploré une « grande catastrophe » et adressé ses condoléances aux familles. À l’échelle de l’archipel, les deux jours de deuil national traduisent l’émotion provoquée par le nombre de vies perdues dans un même accident.
La ministre de la Famille a également annoncé la mise en place d’une cellule psychologique destinée aux proches des victimes. Cet accompagnement doit soutenir les familles touchées par la catastrophe.
Pour les survivants et les proches des passagers, les heures qui suivent sont celles des soins et des démarches liées au deuil. Le drame frappe d’autant plus durement qu’il a coûté la vie à de nombreux jeunes, partis pour une excursion.
Les causes restent à établir
L’origine exacte de la sortie de route n’a pas encore été confirmée par les autorités. L’hypothèse de l’éclatement d’un pneu a été évoquée publiquement par la directrice de la télévision cap-verdienne, Anabela Varela. Elle ne constitue toutefois pas une conclusion d’enquête.
Il reste donc à déterminer ce qui a conduit le véhicule à quitter la chaussée dans ce secteur montagneux. À ce stade, rien ne permet d’attribuer officiellement l’accident à une défaillance mécanique précise ou à une faute de conduite.
Sur l’île de Fogo, l’urgence est désormais d’accompagner les familles et les blessés. L’enquête devra apporter des réponses sur les circonstances de cette sortie de route meurtrière.



