À la UneAfriqueR.D CongoSociété

Kinshasa : un mariage vire au drame

L’incendie de la salle Panacée a fait 12 morts selon le bilan provisoire du gouvernement. Les circonstances du sinistre restent à établir.

Ils s’étaient réunis pour célébrer un mariage. La nuit s’est terminée par un incendie meurtrier. À Kinshasa, en République démocratique du Congo, le feu qui a ravagé la salle des fêtes Panacée, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre 2026, a fait 12 morts selon le bilan provisoire du gouvernement.

Des blessés ont été pris en charge dans plusieurs établissements de santé de la capitale. Le communiqué gouvernemental mentionne cinq personnes toujours hospitalisées et 21 autres sorties après stabilisation de leur état. Un suivi médical était prévu pour ces dernières.

Le bilan officiel revu à la baisse

Dans les premières heures suivant le drame, le bourgmestre de Lingwala, Norbert Mushiga, avait évoqué 22 morts. Le gouvernement a ensuite communiqué un bilan provisoire de 12 victimes décédées, composé de sept femmes et cinq hommes.

Ce chiffre remplace donc le premier décompte largement relayé après l’incendie. Les autorités précisent que les opérations d’identification des corps qui ne le sont pas encore se poursuivent. Le nombre de victimes reste présenté comme provisoire.

La salle Panacée se trouve dans un immeuble commercial, sur le boulevard Triomphal. C’est dans cet espace de réception qu’un couple et ses invités s’étaient retrouvés pour la fête.

Une évacuation rendue difficile

Les premières descriptions du sinistre font état d’un départ de feu devant l’espace réservé aux mariés. La situation s’est rapidement aggravée. Les invités ont tenté de sortir alors que la fumée envahissait la salle.

Selon le bourgmestre de Lingwala, les lieux ne disposaient que d’une seule porte de sortie, insuffisante pour permettre l’évacuation simultanée de nombreuses personnes. Il affirme également que les normes de sécurité n’étaient pas respectées. Ces déclarations devront être examinées dans le cadre des investigations.

Des pompiers sont intervenus pendant la nuit. Au matin, les vitres brisées, les ouvertures endommagées et les traces de feu sur le bâtiment témoignaient de la violence du sinistre. La police en a bloqué l’accès tandis que les agents chargés des constatations travaillaient sur place.

Les deux mariés sont vivants, a indiqué l’autorité municipale. Leur célébration a toutefois été marquée par la mort de plusieurs invités et la prise en charge de nombreux autres.

Les salles de fête dans le viseur des autorités

Le drame relance la question des conditions de sécurité dans les lieux qui accueillent des cérémonies et des rassemblements. Le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a demandé aux gouverneurs de province de procéder au contrôle des salles de fête et des espaces aménagés pour les manifestations publiques et les loisirs.

Son instruction prévoit la fermeture des établissements qui ne répondent pas aux normes. Cette mesure concerne la prévention d’autres drames ; elle ne permet pas, à elle seule, de conclure sur l’origine du feu à Panacée.

Les services compétents poursuivent leurs investigations pour établir les circonstances de l’incendie et les éventuelles responsabilités. Aucune cause définitive n’a été annoncée. Pendant ce temps, les familles doivent faire face aux conséquences d’une fête transformée en tragédie.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page