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Hong Kong : Tung Chee-hwa, premier chef de l’exécutif, est mort à 89 ans

À la tête de Hong Kong de 1997 à 2005, il avait accompagné la rétrocession à la Chine avant de traverser de profondes crises.

Tung Chee-hwa, premier chef de l’exécutif de Hong Kong après la rétrocession du territoire à la Chine, est mort le 8 septembre 2026 à l’âge de 89 ans. Son bureau a annoncé qu’il s’était éteint paisiblement, entouré de ses proches. Il avait dirigé Hong Kong de 1997 à 2005.

Son nom reste associé au basculement du 1er juillet 1997, lorsque l’ancienne colonie britannique est revenue sous souveraineté chinoise. Choisi pour conduire les premières années de cette transition, il a dû faire face à des crises économiques, sanitaires et politiques qui ont profondément marqué son mandat.

De l’entreprise familiale à la tête de Hong Kong

Né à Shanghai en 1937, Tung Chee-hwa était le fils d’un armateur. Sa famille s’est installée à Hong Kong lorsqu’il était enfant. Après des études au Royaume-Uni et une période de travail aux États-Unis, il est revenu dans le territoire pour participer aux activités de l’entreprise familiale de transport maritime.

Il a ensuite dirigé Orient Overseas avant de se lancer dans la première élection du chef de l’exécutif. En 1996, il a obtenu 320 voix au sein d’un comité de sélection de 400 membres. Il a pris ses fonctions l’année suivante, au moment de la rétrocession.

Son administration devait faire vivre le cadre « un pays, deux systèmes », par lequel Hong Kong conservait des institutions et un fonctionnement distincts de ceux de la Chine continentale. Mais la crise financière asiatique a rapidement placé son gouvernement devant de lourdes difficultés économiques.

Le SRAS et les manifestations de 2003

Reconduit pour un second mandat en 2002, Tung Chee-hwa a affronté l’épidémie de SRAS l’année suivante. La gestion de cette crise sanitaire a nourri le mécontentement d’une partie de la population, déjà préoccupée par la situation économique.

Le 1er juillet 2003, plus d’un demi-million de personnes ont manifesté contre un projet de loi sur la sécurité nationale, connu sous le nom d’Article 23. Ses opposants craignaient une restriction des libertés promises au territoire. Le projet a finalement été retiré.

En mars 2005, Tung Chee-hwa a démissionné en invoquant des problèmes de santé, au cours de son second mandat. Son départ de l’exécutif n’a toutefois pas mis fin à son influence politique.

Un rôle conservé auprès de Pékin

Après sa démission, il a occupé pendant dix-huit ans une vice-présidence de la Conférence consultative politique du peuple chinois, jusqu’en 2023. Il a aussi fondé des organisations consacrées aux relations sino-américaines et au développement de Hong Kong, dont Our Hong Kong Foundation en 2014.

L’actuel chef de l’exécutif, John Lee, a exprimé sa profonde tristesse et salué la contribution de son prédécesseur au territoire. La trajectoire de Tung Chee-hwa reste celle du premier dirigeant de Hong Kong sous souveraineté chinoise, entre les ambitions de la transition de 1997 et les fortes contestations de ses dernières années au pouvoir.

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