À la UneAfriquePolitique

Parti de Simone Gbagbo : quatre démissionnaires répondent sur les 300 millions

Quatre anciens vice-présidents défendent leurs démissions et dénoncent une accusation de détournement qu’ils jugent sans éléments objectifs.

Quatre anciens vice-présidents du Mouvement des générations capables contestent les insinuations qui entourent leur départ du parti de Simone Ehivet Gbagbo. Dans une mise au point rendue publique le 8 septembre, ils défendent le caractère personnel de leurs démissions et dénoncent une accusation de détournement de 300 millions de FCFA visant un ancien responsable.

Irène Gohourou, Ago Marthe Zadi, Jean-Claude Kouao et Yves Djédjé signent cette réponse. Ils affirment avoir librement rejoint le MGC, puis choisi d’en partir en conscience. Selon eux, leurs courriers ont été adressés aux instances compétentes et les raisons de leur retrait y ont été exposées.

Des départs qu’ils disent libres et assumés

Les quatre démissionnaires rappellent avoir consacré leur temps, leur énergie et leurs convictions au développement du mouvement. Ils contestent désormais les lectures de leur départ qui, à leurs yeux, cherchent une explication différente de celle qu’ils ont eux-mêmes donnée.

« Nous récusons fermement un tel tableau et assumons pleinement nos démissions, de même que les raisons qui les ont motivées », écrivent-ils. Leur démarche vise ainsi à reprendre la parole sur leur propre choix politique, dans un parti confronté à plusieurs départs.

Ils ne présentent pas leurs démissions comme une décision qui aurait à être justifiée par une affaire financière. Au contraire, ils demandent que leurs motifs déclarés soient distingués des rumeurs et des attaques personnelles apparues dans le débat.

Une accusation de 300 millions de FCFA qu’ils contestent

La mise au point porte notamment sur des insinuations visant un ancien vice-président. Celui-ci serait, d’après l’accusation qu’ils dénoncent, impliqué dans le détournement d’une somme de 300 millions de FCFA destinée à la présidente pour le compte du MGC.

Les signataires demandent des éléments objectifs avant qu’une telle accusation soit relayée. Ils estiment qu’elle porte atteinte à la réputation, à la crédibilité et à l’honneur de la personne concernée. La somme évoquée correspond donc à une allégation contestée, et non à un détournement établi.

Les éléments de cette prise de position ne permettent pas d’attester la remise de ces fonds, leur destination effective ou l’existence d’une décision judiciaire. Ils ne permettent pas non plus d’attribuer personnellement à Simone Gbagbo l’origine de l’accusation. La réponse vise les insinuations dénoncées par les anciens responsables.

Un appel à maintenir le désaccord sur le terrain politique

Les quatre signataires terminent en appelant au respect mutuel. « Les divergences d’opinion sont légitimes. La destruction des réputations, elle, ne l’est pas », insistent-ils. Leur message laisse entière la question des tensions internes au MGC, mais demande que le débat sur les démissions ne se transforme pas en procès d’intention.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page