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Cameroun : Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC

Mamadou Mota quitte lui aussi ses fonctions, alors que l’administration conteste la direction issue de la convention de décembre 2025.

Maurice Kamto quitte la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Dans une lettre datée du 8 septembre 2026 et adressée au directoire du MRC, l’opposant annonce une démission à effet immédiat. Il invoque « l’intérêt supérieur » du parti, de ses militants et du « Peuple du Changement ».

La décision intervient dans une période de contestation de la direction du mouvement par l’administration camerounaise. Elle n’est pas isolée : le premier vice-président Mamadou Mota a également présenté sa démission. Les deux départs ouvrent une nouvelle phase d’incertitude pour l’organisation du parti.

Une lettre qui acte le départ, sans détailler l’après

Dans son courrier, Maurice Kamto informe les membres du directoire de sa décision de renoncer aux fonctions de président national. « Cette décision prend effet à compter de ce jour », précise le document. Il ne développe pas davantage les raisons de son choix dans cette lettre.

Le texte vise la fonction qu’il exerce à la tête du MRC. Il ne faut donc pas y lire l’annonce d’une retraite de la vie politique. La question immédiate est celle de la direction du mouvement et des modalités de la transition après son départ.

Mamadou Mota, de son côté, a écrit au secrétaire général. Il présente sa propre décision comme « mûrement réfléchie » et liée à ce qu’il décrit comme un acharnement du régime à son encontre. Il affirme ne pas vouloir devenir un instrument permettant de fragiliser le parti ou d’en bloquer la marche.

La direction du MRC contestée par le ministère

Ces démissions surviennent après le refus du ministère de l’Administration territoriale de reconnaître les instances issues de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025. Cette réunion, organisée par visioconférence, avait ramené Maurice Kamto à la présidence du mouvement.

Dans une correspondance du 19 août 2026, le ministre Paul Atanga Nji avait refusé de prendre acte du procès-verbal de cette convention. L’administration mettait notamment en avant l’interdiction préalable de la réunion par le sous-préfet de Yaoundé 4. Le différend touche donc à la reconnaissance des responsables du parti, et pas seulement à une rivalité entre personnalités.

Pour le MRC, ce conflit administratif se pose à l’approche des élections municipales et législatives annoncées pour 2027. Le départ de Kamto ne permet cependant pas de conclure que le contentieux est réglé : les modalités d’une nouvelle direction et sa reconnaissance restent à préciser.

Avec la démission simultanée de Mamadou Mota, il serait également prématuré de désigner ce dernier comme successeur par intérim. La suite dépendra des décisions des instances du MRC, désormais confrontées à la réorganisation de leur direction.

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