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Maroc : les partis face à la défiance des jeunes électeurs

Emploi, logement et services publics dominent les attentes avant les législatives du 23 septembre.

Au Maroc, les législatives du mercredi 23 septembre mettent les partis face à une difficulté qui dépasse la compétition pour les sièges : convaincre des jeunes que le vote peut changer leur quotidien. Emploi, logement, santé et éducation reviennent dans leurs attentes, alors que beaucoup expriment une profonde défiance envers les promesses de campagne.

Près de 16 millions d’électeurs sont inscrits pour renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants. Pourtant, les 18-24 ans ne représentent qu’une faible part de ces inscrits, autour de 4 % dans les chiffres rapportés à l’approche du scrutin. Il s’agit bien de leur poids sur les listes électorales, pas du taux de participation attendu.

L’emploi au centre des préoccupations

La progression de l’activité économique et les grands chantiers liés au Mondial 2030 ne suffisent pas à effacer les difficultés ressenties par une partie de la population. Les témoignages recueillis pendant la campagne décrivent notamment des jeunes diplômés qui peinent à trouver du travail.

Certains disent ne plus croire qu’un parti puisse améliorer leurs perspectives. D’autres, au contraire, veulent voter pour peser sur les décisions du prochain gouvernement. La jeunesse marocaine n’a donc pas une position unique face au scrutin.

Retrouver la confiance après les mobilisations

Cette élection intervient un an après les manifestations portées par le mouvement dit de la Gen Z, qui réclamait de meilleurs services de santé et d’éducation. Ces demandes restent présentes dans le débat public.

Pour les formations en lice, annoncer des mesures ne garantit pas de convaincre ceux qui se sont éloignés de la politique. Le politologue Mohamed Chiker identifie ainsi la restauration de la confiance, notamment chez les jeunes, comme l’un des enjeux du vote.

Le scrutin permettra de renouveler la représentation parlementaire. Il ne suffira pas, à lui seul, à régler les difficultés d’accès à l’emploi ou les inégalités. C’est sur les réponses apportées après la campagne que les électeurs pourront juger les engagements pris.

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