Afrique du Sud : un plan 2026-2030 pour renforcer les frontières
Le point gouvernemental du 8 septembre détaille de nouvelles mesures et fait état de 86 596 personnes traitées pour expulsion ou rapatriement entre juin et août.

L’Afrique du Sud veut renforcer ses frontières grâce à un programme d’infrastructures prévu pour la période 2026-2030. Présenté lors d’un point gouvernemental le 8 septembre, le dispositif doit améliorer les patrouilles, la surveillance et la coordination entre les services chargés des contrôles.
La ministre de la Justice, Mmamoloko Kubayi, a indiqué que le gouvernement avait approuvé ce plan. Il concerne les sept provinces frontalières. Le Trésor national finalisait encore son modèle de financement au moment de cette présentation.
Des clôtures et des routes à remettre en état
Le pays partage environ 4 471 kilomètres de frontières terrestres avec six voisins. Les autorités expliquent que certaines clôtures sont endommagées ou absentes et que des voies d’accès sont en mauvais état. Ces difficultés ralentissent les patrouilles et les interventions.
Le programme vise donc à améliorer les infrastructures, la mobilité des agents et leurs conditions de sécurité. Son approbation ne signifie pas que tous les travaux sont déjà financés ou achevés : la mise en œuvre est prévue sur plusieurs années.
Drones et nouveaux outils de contrôle
L’Autorité de gestion des frontières exploite cinq drones sur des points sensibles, notamment à Lebombo, Maseru, Oshoek et Beitbridge, ainsi qu’au KwaZulu-Natal. L’acquisition de neuf appareils supplémentaires était en cours lors du bilan gouvernemental.
Environ 40 caméras-piétons doivent aussi être déployées à des points d’entrée jugés prioritaires. Les autorités souhaitent améliorer le suivi des opérations et lutter contre la corruption interne. Des dispositifs numériques de gestion des voyageurs accompagnent cette modernisation.
Expulsions et rapatriements : deux catégories à distinguer
Entre le 14 juin et le 20 août 2026, 86 596 ressortissants étrangers ont été pris en charge dans le cadre de procédures d’expulsion et de rapatriement. Le bilan gouvernemental regroupe ces deux catégories : il ne correspond pas uniquement à des expulsions forcées.
Le centre temporaire de traitement des rapatriements de Musina a cessé ses opérations le 21 août, après une forte baisse de la demande. Le gouvernement annonce un retour au fonctionnement ordinaire des services d’immigration, tout en maintenant la coopération avec les pays voisins.
Ces précisions actualisent le durcissement de la politique migratoire annoncé en juin. Elles détaillent les moyens déployés et les étapes encore nécessaires, sans transformer les objectifs du programme en résultats déjà acquis.
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