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Cameroun: La zone anglophone toujours sous le couvre-feu

La zone anglophone du Cameroun est secouée par une crise sécuritaire depuis plus d’un an. Pour stabiliser cette partie du pays, les autorités camerounaises ont instauré un couvre-feu qui vient encore d’être prolongé.

Dans un communiqué rendu public ce dimanche 04 mars par le gouverneur de la région du Nord-ouest Adolphe Lele Lafrique, il ressort que: « Le gouverneur a renouvelé les textes limitant la circulation des personnes et des biens à partir du 3 mars 2018 de 21h00 à 05h00 dans la région du Nord-Ouest pour une période d’une semaine renouvelable ».

Ainsi, les déplacements de personnes, de véhicules et de marchandises sont strictement interdits entre 21 heures et 5 heures du matin. Aussi, les lieux publics tels que les restaurants et les boîtes de nuit devront rester fermés. Les gares routières doivent rester fermées et les bus de nuit doivent quitter la ville avant le début du couvre-feu. La circulation des motos est complètement interdite. L’exception revient aux autorités, aux agents de la force publique en service, aux ambulances et aux véhicules détenant des autorisations spéciales de circulation.

Le gouverneur espère que ces mesures viendront pour « mettre fin aux activités néfastes des militants sécessionnistes et de quelques individus mal intentionnés qui prennent en otage notre région pacifique et hospitalière ».

Son homologue, le gouverneur Bernard Okalia Bilai, a pris les mêmes mesures dans la région voisine du Sud-ouest depuis un mois maintenant et pour les mêmes raisons d’ordre sécuritaire.

Des séparatistes veulent créer une république dénommée Ambazonia pour se séparer du Cameroun à majorité francophone. Ces derniers, concentrés dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, accusent le pouvoir de  » marginaliser sur tous les plans  » la zone anglophone.

Jaures Nguessan

Bonjour, je suis Jaurès Nguessan. J'aime les voyages et les découvertes. Vous pouvez retrouver mes articles dans les rubriques d'actualités politiques, sportives, culturelles également dans les faits de sociétés. abraham.nguessan@afrikmag.com

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