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Candidature d’Alassane Ouattara : l’opposition dans les rues et déjà des morts

La candidature pour un 3e mandat du président ivoirien sortant Alassane Ouattara cause déjà d’énormes dégâts humains. Si ce ne sont pas de graves blessures portées aux manifestants en résistance avec les forces de l’ordre, ce sont des morts occasionnés par celles-ci.


En Côte d’Ivoire, les nombreuses marches des militants de l’opposition pour contester la décision du chef de l’État de briguer un 3è mandat ne continuent pas sans conséquence.

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Mercredi, pendant que la tension montait dans certaines communes d’Abidjan, les villes de Daoukro et Ferkessédougou n’étaient pas tranquilles non plus. Sorties dans les rues pour dire non à un troisième mandat d’Alassane Ouattara, les populations de ces régions ont affronté des forces de l’ordre, parfois au prix de leur vie.


C’est du moins l’information donnée par le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Henry Konan Bédié. Dans un communiqué rendu publique ce jeudi 13 août 2020, l’ex-chef d’Etat ivoirien affirme qu’il y a eu des morts et des blessés.


« Je déplore que ces braves militants pacifistes de Ferkessédougou, de Daoukro, Daloa, Oumé et d’autres villes de Côte d’Ivoire, agissant pour la bonne cause de l’inviolabilité de notre loi fondamentale, aient été victimes des agressions par des hordes instrumentalisées venues d’ailleurs », a-t-il déclaré.


Poursuivant, le politicien affirme que des forces de l’ordre ont été déployés dans les villes pour empêcher la tenue des actions de contestation à la décision du président Alassane Ouattara au pouvoir depuis 2011. « Je condamne avec fermeté et détermination, ces agressions qui ont occasionné deux morts, de graves blessés et des destructions de biens », a-t-il déclaré invitant son adversaire de combat à laisser libre cours aux manifestations sensées exprimer les opinions des autres.
De son côté, la mouvance dénonce une méconnaissance de la loi par l’opposition. 

« si l’opposition pense à un Etat démocratique comme ils l’ont dit, s’ils pensent à un Etat d’égalité comme ils l’ont dit, s’ils pensent à un Etat de liberté, s’ils pensent à une république, ils devront d’abord apprendre à respecter les règles de l’Etat; parce que, quand on conteste une candidature, ce n’est pas dans la rue qu’on le fait », a déclaré le député de Bouna, Dah Sansan Tilkouété, président de la jeunesse du RHDP, mardi 11 août au cours d’une conférence de presse.

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« Il était beaucoup plus facile pour notre opposition de s’adresser aux organes juridictionnels, utiliser toutes les voies de recours. Mais si l’opposition décide d’occuper les voix, c’est pour semer la violence, c’est pour aller au pillage comme ils ont l’habitude de le faire. C’est pour aller tenter de créer une psychose généralisée comme ils aiment bien le faire. C’est pour faire revivre les vieux démons de la violence. Et nous, cette jeunesse ne se laissera pas faire », a-t-il prévenu.


Notons que les manifestations ont éclaté à travers les villes de Côte d’Ivoire depuis le lundi 10 août 2020 malgré l’impressionnant dispositif sécuritaire déployé par les autorités ivoiriennes pour les contenir.

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