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Côte d’Ivoire / Revendications de la FESCI : Kandia Camara répond à la première organisation estudiantine et scolaire

Suite au mot d’ordre de grève de la Fesci lancé lundi puis suspendu quelques heures après, la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, s’est enfin prononcée sur la question. Pour elle, la FESCI ne doit pas se mêler des affaires internes des établissements publics.

Le lundi, la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) a lancé un mot d’ordre de grève pour la suppression des frais annexes imposés aux élèves dans les établissements, et la suppression du  Comité de Gestion des Etablissements Scolaires (COGES).

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Suite à ce mot d’ordre de grève, tous les établissements scolaires du pays ont été fermés le lundi. Animant un point de presse, hier mardi suite à l’attaque armée sur le campus universitaire de Cocody, le Secrétaire Général adjoint 1 de la FESCI, représentant du secrétaire général Allah Saint Clair a indiqué que le mot d’ordre de grève a été suspendu pour laisser place au dialogue entre les autorités et la fédération.

Invitée mardi de l’émission « Sans Réserve » de la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara a laissé entendre, que « la FESCI n’a rien à faire dans les écoles primaires, collèges ou les lycées« .

Selon la ministre de l’Education nationale, « depuis 2011, le gouvernement a pris la décision de la suppression de la FESCI au niveau du primaire et du secondaire. Donc la FESCI relève de l’Enseignement supérieur », a précisé la ministre.

En ce qui concerne le COGES, la ministre précise que son ministre a un démembrement qui travaille en étroite collaboration avec la structure, mais celle-ci est entièrement autonome.

« Le ministère à une direction pour encadrer le fonctionnement des COGES mais n’intervient aucunement dans leur fonctionnement. », a-t-elle déclaré.


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Notons que dans une interview, le Secrétaire Général de la Fesci, Allah Saint Clair dit Makelele avant le mot d’ordre de grève celui-ci a indiqué que les frais annexes constituent un frein pour la scolarisation de certains jeunes du pays. Pour lui, le COGES ne profite en rien aux élèves, de ce fait, il a invité les autorités à supprimer cette organisation.

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