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Décès de Sidy Diallo: quand l’hommage de Fernand Dédeh se transforme en cassement de « papots »

Après le décès de Sidy Diallo, Fernand Dédeh, journaliste sportif ivoirien fait de graves révélations. Selon l’homme de média, Sidy Diallo aurait été imposé par les autorités ivoiriennes en 2011 en remplacement de Jacques Anouma en apportant également des précisions sur l’affaire des primes impayées des joueurs après la CAN 2015.  

Nous apprenons beaucoup de choses après la mort d’un être cher. Les petits secrets, les anecdotes sortent tous de l’armoire pour les hommages les plus émouvants et tristes au disparu. Et c’est le cas avec le journaliste sportif ivoirien, Fernand Dédeh, qui comme on le dit en Côte d’Ivoire, « il a cassé les papots, » après la disparition du président de la FIF Augustin Sidy Diallo.  

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Le président de la fédération ivoirienne de football, Augustin Sidy Diallo a rendu l’âme samedi, 21 novembre des suites d’une courte maladie. Une disparition triste et brusque pour le monde du football ivoirien qui perd l’un de ses patrons à l’âge de 61 ans. Homme de valeur et au grand cœur, comme le décrivent certains hommages dans lesquels figure celui du Journaliste, ex-chef de Département de Sport RTI et consultant sportif, Fernand Dédeh.

Un hommage qui est d‘abord passé comme une réponse au très célèbre animateur ivoirien, Barthelemy Inabo. « Barthelemy Zouzoua Inabo : tu m’as reproché mon silence sur le décès de Sidy Diallo. C’est en fait parce que je suis dans le déni. Ma conscience n’accepte pas ce décès. Un garçon ne pleure pas. Je ne pleure pas. Mes yeux se mouillent seuls. Mon cœur saigne. Nuit blanche. Il était mon grand-frère. » A précisé Fernand Dédéh.

Disons que son hommage aussi qu’il soit était bourré d’informations peut-être confidentielles. Dans son message à son ami et grand frère Sidy Diallo décédé ce samedi, Dédeh a révélé que le patron de la faîtière du football ivoirien avait été imposé par les autorités ivoiriennes en 2011 après la crise poste électorale. En effet, selon les propos de Fernand Dédeh, Sidy Diallo s’est vu attribuer le poste de président de la FIF à la place de son mentor Jacques Anouma, qui était en son temps président de la maison de Verre de Treichville.

« En 2011. Par la force des choses, après la crise poste électorale, tu es élu président de la fédération ivoirienne de football. Tu me l’as dit « Je n’étais pas au courant. J’étais à Paris après la crise postélectorale. ». Tout s’est décidé dans ton dos. Oui, Malick Tohé l’a confirmé. C’est à lui que les nouvelles autorités avaient demandé de remplacer Jacques Anouma à la fédération. Malick Toé a préféré, au regard de ton expérience, que tu prennes le poste. Il t’a fait la place et la passe. Les arrangements de 2011 ont plombé ta gouvernance. » A-t-il révélé.

Que pouvons-nous comprendre ? Sidy Diallo a été élu président par ce que les autorités ivoiriennes le voulaient à la place de Jacques Anouma. Par ce fait, l’on pourrait dire que la politique ivoirienne s’était introduite dans la gérance du football ivoirien. Surtout qu’on sait qu’elle est interdite par l’instance internationale de football. Et quand on va plus loin dans son message, Fernand Dédeh a insisté sur le fait que la décision avait été prise depuis l’hôtel de Golf.

De plus, l’ancien Chef de Département de Sport RTI est aussi revenu sur l’affaire des primes des joueurs impayées après leur sacre en Guinée Équatoriale pendant la CAN 2015. Yaya Touré et ses coéquipiers ont été snobés par les membres du gouvernement et de la FIF pour prime impayée. Cette affaire avait fait la Une de tous les journaux. Fernand Dédeh explique que le Ministre des sports en ce temps, Alain Lobognon était un grand ami de Sidy Diallo malheureusement les incompréhensions sur les primes ont fait plombé leur relation.

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« Seulement voilà ! Quarante jours après la coupe d’Afrique, d’abord une rumeur folle de primes impayées, puis des accusations frontales contre le ministre de tutelle. Il a quitté le gouvernement sans jamais comprendre la réalité des faits. J’ai, à plusieurs reprises, tenté de vous rapprocher tous les deux, comme en 2014, pour en parler franchement. Vous expliquez en grands garçons. Je n’avais jamais perdu espoir. Alain Lobognon est aujourd’hui en prison pour raisons politiques. Et toi, tu fais le très mauvais dribble de la vie. » A-t-il tristement lâché dans le dernier paragraphe de son texte sur son compte Facebook.

Pour rappel, Sidy Diallo était présent au Sénégal en 92 lorsque la Côte d’Ivoire remportait sa première CAN contre les Super Stars du Ghana. Il a continué ainsi en 2006 aux côtés de son mentor, Jacque Anouma, finaliste de la CAN face à l’Égypte y compris la première Coupe du Monde des Éléphants jusqu’à remporté deux CAN, une avec les espoirs (2013) et une autre avec les seniors en 2015. La Côte d’Ivoire a perdu un grand homme dans le milieu sportif précisément le football.

Boa Akon

Hello ! Je suis Boa Jules Akon, journaliste sportif et culturel, lisez mes articles sur Afrikmag, merci.

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