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Etats-Unis/ Le président du Ghana attaque la Russie et accuse le Burkina d’entretenir des mercenaires

Que recherche le Président du Ghana en accusant le Burkina Faso d’entretenir des mercenaires à sa frontière nord ? Il faut se poser cette question à l’aune de l’annonce faite par Nana Akuffo-Ado hier à Washington devant le Secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken. Les autorités de Transition n’ont pas encore réagi à ce qui pourrait créer une crise entre les deux pays.

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« Avant tout, il y a un sujet que je veux mettre sur la table de manière urgente. Aujourd’hui, les mercenaires russes sont à notre frontière nord. Le Burkina Faso a trouvé un arrangement pour suivre le Mali et employer les forces de Wagner sur son territoire. Je crois qu’une mine dans le sud du Burkina leur a été allouée comme forme de paiement pour leur service. Le Premier ministre du Burkina Faso a été à Moscou au cours des dix derniers jours. Et avoir ces mercenaires qui opèrent juste de l’autre côté de notre frontière est particulièrement pénible pour nous au Ghana.», a déclaré le président ghanéen aux Etats-Unis hier.

Alors qu’il était question qu’il parle de son pays, Nana Akuffo-Addo s’est mué en porte-voix de la France qui a fuit le Mali à cause dit-elle de la collaboration entre les autorités de Transition et des supposés mercenaires russes. Cette décision des autorités du Burkina par le président ghanéen est une première et elle pourrait faire le lit d’une crise diplomatique entre ces deux voisins.

Le président ghanéen s’est carrément rangé du côté des occidentaux dont la réunion à Washington était justement une occasion d’admonester la Russie. Ce faisant, Nana Akuffo-Addo prend un risque politique certain. En s’aliénant Moscou, il pourrait donner des idées à Vladimir Poutine de soutenir ses opposants politiques. Mais pour lui, cette dénonciation découle de sa volonté de ne pas voir l’Afrique devenir un terreau de la bataille entre grandes puissances.


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« En plus de ne pas accepter de voir les grandes puissances faire à nouveau de l’Afrique leur théâtre d’opération, nous avons aussi eu une position claire à propos de la guerre en Ukraine : nous avons régulièrement condamné publiquement l’invasion par la Russie. Alors, avoir ce groupe à notre frontière est un sujet de grande inquiétude pour nous. Et je voudrais que cette discussion se poursuive : dans quelle mesure nous pouvons vous avoir comme partenaire pour faire face à ce danger ? C’est très important », martèle Nana Akuffo-Addo. Les Russes apprécieront…

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