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Ghana : 100 colis de stupéfiants présumés saisis à Kumasi

La police ghanéenne a saisi 13 sacs d’engrais contenant des vêtements d’occasion et 100 colis de feuilles séchées. Des analyses doivent confirmer la nature du produit.

Une opération policière menée au marché d’Asawase, à Kumasi, a conduit à la saisie de 100 colis de feuilles séchées soupçonnées d’être des stupéfiants. Deux hommes ont été arrêtés et placés en garde à vue pendant que les enquêteurs cherchent à établir la nature exacte du produit.

La découverte a eu lieu le 21 juillet 2026 après la réception d’un renseignement concernant le transport de substances suspectes dans des sacs d’engrais. La police du district de Manhyia a alors organisé une intervention avec des agents de la division des enquêtes criminelles et du poste de police de Zongo.

Les colis étaient cachés sous des vêtements d’occasion

Les policiers ont récupéré 13 sacs d’engrais lors de la fouille. À première vue, ceux-ci contenaient des vêtements d’occasion. Une inspection plus poussée a cependant permis de découvrir 100 colis compressés de feuilles séchées dissimulés sous les habits.

Les images prises après l’opération montrent de nombreux paquets emballés et une importante quantité de vêtements étalés au sol. Cette méthode de dissimulation devait vraisemblablement rendre le contenu des sacs moins visible pendant le transport.

La fouille a été effectuée en présence de témoins indépendants. Les colis ont ensuite été photographiés sur place selon les procédures de conservation des preuves, puis sécurisés pour la suite de l’enquête.

Les autorités parlent pour l’instant de substances « soupçonnées » d’être des stupéfiants. Aucun résultat de laboratoire n’a encore été annoncé. La prudence reste donc nécessaire avant de déterminer la composition exacte des feuilles saisies.

Deux hommes interpellés au marché d’Asawase

Les deux personnes arrêtées ont été identifiées comme Osman Bassein, 37 ans, et Mohammed Abdul-Razak, 38 ans. Elles se trouvent en garde à vue et assistent les enquêteurs dans leurs recherches.

À ce stade, la police n’a pas précisé si les suspects reconnaissent les faits. Elle n’a pas non plus communiqué le poids total des colis, leur valeur estimée, leur origine ou leur destination présumée.

Les deux hommes devront être traités conformément à la loi en fonction des conclusions de l’enquête. Leur arrestation ne constitue pas une condamnation. Il appartient aux enquêteurs de réunir les éléments nécessaires, puis à la justice de se prononcer si des poursuites sont engagées.

La saisie s’est déroulée dans le marché d’Asawase, une zone très fréquentée de Kumasi, dans la région Ashanti. L’opération a été menée sur la base d’informations jugées fiables par les services de sécurité.

Une analyse scientifique attendue

Les 100 colis ont été placés sous scellés pour un examen scientifique. Cette étape doit permettre de confirmer s’il s’agit bien d’un produit interdit et d’en préciser la nature.

Elle est déterminante pour la suite du dossier. Sans résultat d’analyse, la police ne peut présenter comme certaine l’identité de la substance retrouvée. Les enquêteurs devront aussi établir qui détenait les sacs, comment ils ont été transportés et s’ils étaient destinés à être distribués.

Les analyses devront être rapprochées des témoignages recueillis, des conditions de la saisie et des explications fournies par les personnes interpellées. Ce travail doit permettre aux autorités de distinguer les faits établis des premières suspicions formulées au moment de l’opération.

Les autorités pourraient également chercher à déterminer si d’autres personnes ont participé à l’acheminement ou au stockage des colis. Aucun autre suspect n’a toutefois été annoncé dans cette affaire au moment de la rédaction de cet article.

La police régionale a indiqué que l’enquête se poursuivait. De nouvelles informations pourraient être communiquées après les analyses et les auditions.

Le rôle d’un renseignement transmis à la police

Le commandement régional de la police a salué les personnes qui ont fourni les informations ayant conduit à l’intervention. Il a demandé au public de continuer à signaler les activités suspectes aux services de sécurité.

Ce type de renseignement peut permettre aux agents d’intervenir avant la dispersion de produits suspects. Dans cette affaire, il a conduit les policiers jusqu’aux sacs d’engrais et à la découverte des colis cachés sous les vêtements.

La région Ashanti a connu plusieurs opérations policières importantes ces derniers mois. Début juillet, AfrikMag rapportait l’arrestation de 186 suspects lors d’une vaste opération contre la traite des êtres humains au Ghana.

Pour la saisie d’Asawase, les prochaines étapes seront les résultats de laboratoire et les conclusions de l’enquête. Elles permettront de savoir quelles infractions pourraient être retenues et si les deux hommes seront présentés devant une juridiction.

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