AfriqueSociété

Nigeria : des hommes armés attaquent un bar et t.uent 13 personnes, un couvre-feu imposé

À Jos North, des assaillants ont ouvert le feu sur des clients dans un bar le 29 mars. 13 morts. Le gouverneur Caleb Muftwang a imposé un couvre-feu de 48h.

Dimanche 29 mars, vers 20h. Dans le quartier d’Angwan Rukuba, à Jos North, au Nigeria, des clients sont attablés dans un bar. La soirée semble ordinaire. Puis des hommes armés font irruption et ouvrent le feu. Sans avertissement. Sans raison apparente.

Bilan : au moins 13 morts. Des corps dans et autour du bar. Des familles dévastées. Et une ville qui se réveille sous couvre-feu.

«Ils sont entrés comme des clients, puis ont ouvert le feu»

C’est ce que racontent les habitants d’Angwan Rukuba, encore sous le choc. Des hommes qui ressemblaient à des clients ordinaires. Qui ont pris place. Puis sorti leurs armes et t.iré sur tout ce qui bougeait. La scène a duré quelques minutes. Suffisamment pour faire 13 victimes.

Les blessés ont été transportés d’urgence vers des centres de santé de Jos. Les forces de sécurité sont arrivées sur les lieux après les faits. Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque. Les motivations des assaillants restent inconnues à ce stade.

Un couvre-feu de 48h imposé par le gouverneur

Face à l’horreur, le gouverneur de l’État du Plateau, Caleb Muftwang, a qualifié l’attaque de «barbare et non provoquée». Dès la nuit du 29 mars, il a ordonné un couvre-feu de 48 heures sur l’ensemble de Jos North Local Government Area, en vigueur jusqu’au 31 mars 2026.

Les forces de sécurité ont été déployées massivement dans le quartier et les zones environnantes. Les autorités appellent la population à rester chez elle et à signaler toute information susceptible d’aider à l’identification des auteurs.

Un État du Plateau sous pression

Ce n’est pas la première fois que l’État du Plateau est touché par ce type de violence. La région souffre depuis des années de conflits intercommunautaires et d’attaques répétées, souvent entre agriculteurs et éleveurs. Le quartier d’Angwan Rukuba, dans Jos North, est connu pour être une zone de tensions récurrentes.

Mais une attaque aussi directe, dans un lieu public, ciblant des civils dans un bar, représente un niveau d’audace et de brutalité qui choque même dans un contexte déjà difficile. Pour les habitants de Jos, cette nuit du 29 mars laissera des traces profondes.

L’enquête est en cours. Les coupables courent encore.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page