Santé visuelle des enfants : voir clair pour mieux apprendre et mieux grandir

La santé visuelle des enfants constitue un enjeu majeur de santé publique, mais aussi d’éducation et de développement. En Afrique, l’ampleur du problème reste encore insuffisamment documentée, faute de données homogènes. Une estimation citée dans le rapport annuel 2024 de la Fondation Bank of Africa évoque toutefois près de 4 millions d’enfants africains souffrant de troubles visuels corrigibles mais non pris en charge, principalement par manque de dépistage et d’accès aux lunettes. Les campagnes menées avec Lapaire montrent concrètement l’ampleur des besoins : en 2024, 7 900 enfants au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire ont bénéficié d’un test de vision et 720 ont reçu des lunettes correctrices.
À l’échelle mondiale, les chiffres sont encore plus impressionnants. L’Agence internationale pour la prévention de la cécité (IAPB) estime que 448 millions d’enfants et d’adolescents présentent un défaut de réfraction, tandis que 90 millions vivent avec une perte de vision, dont environ 2 millions avec une cécité. L’OMS rappelle par ailleurs qu’au moins 2,2 milliards de personnes dans le monde vivent avec une déficience visuelle de près ou de loin, dont au moins 1 milliard dans des situations évitables ou non prises en charge.

Chez l’enfant, les principaux problèmes sont les défauts de réfraction : myopie, hypermétropie et astigmatisme. D’autres pathologies peuvent également affecter la vision, notamment la cataracte congénitale, le strabisme, l’amblyopie, les anomalies oculaires congénitales, certaines atteintes de la cornée ou encore la rétinopathie du prématuré. Les causes sont multiples : facteurs héréditaires, complications de la prématurité, carences nutritionnelles, certaines maladies, mais aussi évolution des modes de vie, avec davantage de travail de près et moins de temps passé à l’extérieur, notamment dans le cas de la myopie.
Les signes doivent alerter : enfant qui plisse les yeux, se rapproche excessivement des livres ou des écrans, éprouve des difficultés à lire le tableau, souffre régulièrement de maux de tête ou de fatigue visuelle, ferme un œil, se plaint d’une vision floue ou présente un strabisme. Mais l’absence de plainte ne signifie pas que la vision est normale.
Un trouble non détecté peut entraîner fatigue, difficultés d’apprentissage, baisse des résultats scolaires, perte de confiance en soi et limitation des perspectives futures. Selon l’IAPB, les enfants souffrant de perte de vision dans les pays à revenu faible ou intermédiaire peuvent être jusqu’à cinq fois moins susceptibles d’être scolarisés ; le port de lunettes peut, lui, réduire de 44 % le risque d’échec scolaire.
La prévention commence donc par le dépistage précoce, idéalement intégré au parcours de santé et à l’école. Elle passe aussi par une meilleure sensibilisation des parents et des enseignants, une alimentation équilibrée, la protection contre les rayons UV, des pauses régulières lors de l’utilisation des écrans et davantage de temps passé à l’extérieur. Pour les enfants myopes, la surveillance régulière est particulièrement importante.

La santé visuelle de l’enfant nécessite également un suivi régulier, particulièrement lorsqu’un trouble réfractif a été identifié ou lorsque l’enfant porte déjà des lunettes. La correction doit être réévaluée au cours de la croissance, notamment chez les enfants myopes.
Car l’enjeu de demain est considérable : les projections indiquent qu’en l’absence d’inversion des tendances, 4,76 milliards de personnes, soit près de 50 % de la population mondiale, pourraient être myopes en 2050, dont près de 938 millions fortement myopes, avec un risque accru de complications oculaires potentiellement graves.
Face à ce défi, la réponse doit être globale : politiques publiques de santé visuelle, programmes de dépistage scolaire, formation des professionnels, accès aux ophtalmologistes et opticiens, puis correction adaptée. C’est précisément sur cette chaîne que des acteurs privés peuvent compléter l’action publique. Lapaire intervient notamment à travers la sensibilisation en milieu scolaire, les tests de vue gratuits et l’accès à des lunettes correctrices à prix abordables. Lapaire a ainsi contribué au dépistage de milliers d’écoliers et à leur équipement en lunettes.
Protéger la vue d’un enfant, ce n’est donc pas seulement lui permettre de mieux voir. C’est lui donner de meilleures chances d’apprendre, de réussir et de construire son avenir.
À Lapaire, nous faisons des tests de vue GRATUITS et proposons des lunettes à des prix justes.
Vous pouvez retrouver Lapaire en Côte d’Ivoire, à Abidjan et à l’intérieur du pays.
Nous sommes disponibles au 07 03 81 82 78.
Lapaire, voir clair, ça change tout.
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