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Togo/ Le Président Sylvanus Olympio abattu le 13 janvier 1963: il voulait quitter le Franc CFA

Le 13 janvier 1963, l’Afrique connait son premier coup d’Etat réussi après la vague des indépendances en 1960. Il est mené au Togo par le Sergent Gnassingbé Etienne Eyadema. Il signa la mort brutale d’un président qui s’apprêtait à sortir son pays du Franc des Colonies Françaises d’Afrique.

7h15, le 13 janvier 1963, Sylvanus Olympio, premier président du Togo nouvellement indépendant est abattu par une escouade de soldats. A leur tête, un certain Gnassingbé Eyadema, 38 ans et sous-officier de l’armée, accompagné de l’adjudant-chef Emmanuel Bodjollé, 35 ans.

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Eyadema finira par diriger le pays pendant trois décennies, après un deuxième putsch contre Nicolas Grunitsky, qui succède à Olympio après son assassinat.

Devant le portail de l’ambassade des États-Unis où il s’était vainement réfugié, le corps de Sylvanus Olympio est allongé là, inerte, criblé de balles. Le coup d’Etat qui a commencé aux environs de 23H dans la nuit du 12 janvier venait de prendre fin tragiquement.

Mais, en cette nuit tragique, tout le côté sadique des relations entre les nouveaux Etats africains indépendants et les anciens colonisateurs prend tout son sens ambigu. Avec la France, toujours à la manœuvre.

Sylvanus Olympio venait d’être exécuté en fait. Celui qui avait prononcé “Je vais faire mon possible pour que mon pays se passe de la France” et qui n’était pas très bien perçu par De Gaulle et son homme de main Jacques Foccart quittait la scène. Sans avoir pu réaliser un rêve politique éminent: sortir le Togo du joug du nazisme monétaire du FCFA.

A 48 h de son assassinat, début 1963, Olympio se préparait à sortir de la zone franc (CFA) et créer une monnaie togolaise adossée au Deutsche Mark allemand. Il avait signé son arrêt de mort. Le 13 janvier 1963, il est traqué nuitamment avant d’être froidement abattu devant l’ambassade des Etats-Unis.

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Sylvanus Olympio n’était pas un de nos amis dira en 1995 Jacques Foccart, ajoutant qu’ “Avec lui, mes relations n’ont jamais été cordiales comme celles que j’entretenais avec Nicolas Grunitzky”. Né en 1902, Sylvanus Olympio, a été formé à la London School of Economics. Il était polyglotte et parlait couramment l’allemand, l’anglais, le français, le portugais et le yorouba.

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