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Uber quitte le Nigeria et l’Ouganda

Uber a arrêté ses activités au Nigeria et en Ouganda le 2 septembre. Les chauffeurs et les usagers doivent désormais se tourner vers d’autres services.

Uber a mis fin à ses activités au Nigeria et en Ouganda avec effet immédiat. Annoncé mercredi 2 septembre, ce retrait referme douze années de présence sur le marché nigérian, où la plateforme avait commencé ses opérations en 2014.

En Ouganda, son implantation datait de 2016. Les deux marchés ne totalisent donc pas la même durée d’activité. Pour les utilisateurs comme pour les chauffeurs partenaires, la conséquence immédiate est en revanche la même : ils ne peuvent plus compter sur le service pour leurs courses dans ces pays.

Une décision prise après un examen des activités

Le groupe explique son départ par un examen approfondi de ses activités et de ses priorités. Il précise que la décision concerne ces deux marchés et ne signifie pas un arrêt de toutes ses opérations sur le continent africain.

Ce retrait intervient dans un contexte de restructuration mondiale. Au Nigeria, Uber avait dû composer avec une concurrence devenue forte, notamment celle de Bolt et d’inDrive. Des opérateurs locaux ont également pris place sur ce marché, avec des offres adaptées aux déplacements urbains.

La concurrence n’est cependant qu’une partie du contexte. Des chauffeurs nigérians dénoncent depuis plusieurs années le poids des commissions, les tarifs des courses et la hausse de leurs dépenses, en particulier le carburant. Le prix payé par le client ne correspond pas au revenu disponible du conducteur une fois ses charges réglées.

Un changement pour les chauffeurs et les passagers

Pour les conducteurs qui utilisaient Uber, la fermeture supprime un canal de mise en relation avec les clients. Cela ne permet pas de conclure que tous cessent leur activité : certains travaillent aussi avec d’autres applications. Mais le départ oblige chacun à revoir son organisation et ses sources de courses.

Pour les passagers, la question devient celle des solutions de remplacement, de leur disponibilité et de leurs tarifs. À Kampala, plusieurs plateformes sont déjà présentes, dont SafeBoda et Bolt. Au Nigeria, les grandes villes disposent aussi d’autres services de réservation de voitures avec chauffeur.

Leur présence ne garantit pas pour autant des conditions identiques à celles d’Uber. Prix, couverture géographique, délais et moyens de paiement peuvent varier. Le retrait d’un opérateur important modifie les possibilités offertes aux usagers sans annoncer, à lui seul, une hausse ou une baisse automatique des prix.

Un service d’assistance maintenu temporairement

Uber a indiqué que son centre d’aide resterait accessible aux utilisateurs concernés au Nigeria et en Ouganda jusqu’au 23 septembre pour traiter les questions en suspens. Ce maintien temporaire de l’assistance ne correspond pas à une reprise des courses.

Le groupe affirme rester engagé en Afrique subsaharienne. Le départ des deux pays s’ajoute néanmoins à d’autres retraits récents, notamment en Côte d’Ivoire et en Tanzanie. L’entreprise qui avait contribué à populariser la réservation de trajets sur smartphone réduit ainsi sa présence sur certains marchés africains, tandis que ses concurrents cherchent à y conserver ou gagner leur place.

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