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14 pays africains sur la liste de surveillance de « l’argent sale » en 2025

Des pays sont souvent ajoutés à la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en raison de lacunes dans leurs cadres de lutte contre le blanchiment d’argent (LAB) et le financement du terrorisme (FT).

Lorsque des pays sont ajoutés à la liste grise du GAFI, ils ne sont pas complètement soumis à des sanctions mais sont classés comme des juridictions sous surveillance renforcée .

Cela signifie que ces pays sont sous surveillance et doivent mettre en œuvre des réformes pour combler les lacunes de leurs mesures de prévention de la criminalité financière.

En février 2025, 24 pays figuraient sur la liste grise du GAFI, dont 14 pays africains, dont le Kenya, la Namibie, le Nigéria et l’Afrique du Sud, entre autres.

Les pays figurant sur la liste grise font généralement preuve d’une forte volonté politique de réforme et nombre d’entre eux parviennent à mettre en œuvre des améliorations et à quitter la liste dans un délai de cinq ans.

Certains pays africains ont réalisé des progrès considérables pour remédier à ces lacunes et sont sortis avec succès de la liste grise au fil des ans, démontrant ainsi leur engagement à améliorer leurs systèmes de prévention de la criminalité financière.

Le Ghana est sorti de la liste grise du GAFI en 2021 après avoir comblé avec succès ses lacunes en matière de LBC/FT et respecté des délais stricts.

L’Ouganda a suivi en février 2024, démontrant des améliorations dans ses systèmes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le Sénégal a également été retiré de la liste grise en octobre 2024 après trois ans en reconnaissance de ses progrès substantiels.

Le Nigeria vise à être retiré de la liste grise d’ici 2025, grâce à des progrès dans la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent.

L’Afrique du Sud s’efforce d’être retirée du GAFI d’ici juin 2025, après avoir satisfait à huit des 22 exigences du GAFI, et prévoit de résoudre toutes les lacunes d’ici février 2025.

Bien que la liste grise ne soit pas assortie de sanctions immédiates, elle peut nuire considérablement à l’économie et à la réputation d’une nation, affectant négativement son secteur financier et son accès à l’aide internationale.

La conséquence la plus grave pour les pays qui ne respectent pas ces règles est une éventuelle mise sur liste noire, qui se traduit par des sanctions obligatoires et une atteinte supplémentaire à leur réputation.

Selon un rapport du FMI de 2021, la liste grise peut entraîner une baisse de 7,6 % des entrées de capitaux en pourcentage du PIB.

Les institutions financières peuvent choisir de « réduire les risques » en rompant leurs liens commerciaux avec ces pays, ce qui entraînerait des coûts de conformité plus élevés et des risques accrus.

Cela peut, à son tour, rendre plus difficile l’accès des particuliers et des entreprises aux services financiers essentiels, réduisant ainsi l’inclusion financière.

En outre, ces pays pourraient connaître une augmentation du recours à des canaux de transfert d’argent moins réglementés, ce qui compromettrait encore davantage les efforts de lutte contre la criminalité financière.

Début 2025, les pays africains suivants figuraient toujours sur la liste grise du GAFI, qui met en évidence les juridictions faisant l’objet d’une surveillance accrue pour les lacunes dans les cadres de lutte contre le blanchiment d’argent (LAB) et le financement du terrorisme (CFT) :

Numéro de série Pays Date d’ajout
1 Algérie Octobre 2024
2 Angola Octobre 2024
3 Burkina Faso Fév 2021
4 Cameroun Juin 2023
5 Côte d’Ivoire Août 2023
6 République démocratique du Congo Octobre 2022
7 Kenya Fév 2024
8 Mali Octobre 2021
9 Mozambique Octobre 2022
10 Namibie Fév 2024
11 Nigeria Fév 2023
12 Afrique du Sud Fév 2023
13 Soudan du Sud Octobre 2024
14 Tanzanie Octobre 2024

Ces pays sont tenus de mettre en œuvre des réformes pour renforcer leurs mesures de lutte contre la criminalité financière, sous peine de subir de nouveaux dommages économiques et de porter atteinte à leur réputation.

Ahmad Diallo

Je suis Ahmad Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Email : [email protected]

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