
La légende portugaise estime que le Real Madrid « n’a pas besoin d’un entraîneur intransigeant ».
Luis Figo a assisté vendredi à un événement organisé par Duracell et LaLiga dans un hôtel du centre de Barcelone. L’ancien footballeur, qui a évolué au FC Barcelone et au Real Madrid, a pris la parole après la présentation du partenariat entre la marque et l’organisation dirigée par Javier Tebas. Figo a notamment abordé la situation actuelle du Real Madrid, le conflit entre Valverde et Tchouaméni, la figure de José Mourinho et la saison de Hansi Flick à la tête du FC Barcelone.
Altercation dans les vestiaires
« Le Real Madrid a publié un communiqué ; je ne fais pas partie du club. Je pense qu’en théorie, ce qui s’est passé n’est pas normal, car dans un vestiaire, cela ne devrait pas arriver. Mais ce ne sera ni la première ni la dernière fois. Ces situations peuvent se produire dans un vestiaire, car la frustration et l’émotion du moment poussent souvent à agir de façon inappropriée. Cela ne devrait évidemment pas arriver. Je l’ai vécu, c’est pourquoi je dis que ce ne sera pas la dernière fois. Gérer trente personnes n’est pas facile, et il arrive de prendre des décisions qu’on ne devrait pas prendre. »
Mourinho et l’approche « intransigeante »
« Son arrivée ? Je ne sais pas, il faudrait demander à Florentino. Je ne savais pas que Mourinho était réputé pour sa ligne dure. Je l’ai eu comme traducteur, comme adjoint, comme entraîneur principal, comme ami… et je n’ai jamais ressenti cette approche intransigeante. »
Plus sérieusement, je ne pense pas que le Real Madrid ait besoin d’un entraîneur intransigeant, compte tenu du club, de son environnement et de son contexte. Je n’apprécie pas ce style. Il faut gérer vingt-cinq personnes, vingt-cinq égos, et aujourd’hui, en plus de comprendre le football, un entraîneur doit savoir gérer ces égos et persuader les joueurs d’avancer dans la même direction. Si c’est ça être intransigeant, alors soit.
Mais en matière de relations humaines – surtout à Madrid – l’entraîneur doit être quelqu’un de pragmatique, qui ressent l’âme du club et comprend son environnement. Si l’on prend l’exemple des entraîneurs à succès récents comme Zidane, Del Bosque ou Ancelotti, on constate qu’ils ne sont pas des entraîneurs autoritaires. La discipline est évidemment nécessaire, mais d’après mon expérience au sein du club, une approche intransigeante ne fonctionne pas.
La saison de Barcelone
« Ils pratiquent un football magnifique. Ils ont réalisé une très bonne saison. En Ligue des Champions, tout se joue sur des détails, comme ce match contre l’Atlético. Malgré des difficultés financières qui limitent les transferts, ils possèdent de jeunes joueurs très talentueux. Ils donnent leur chance aux jeunes de La Masia, qui sont extrêmement doués. Je pense qu’ils s’en sortent très bien. »
Le Clasico
« Dans un match comme celui-ci, peu importe qui est meilleur ou moins bon, tout peut arriver. Le titre de LaLiga est quasiment joué : Barcelone n’a besoin que d’un point. La motivation ne sera pas la même, mais en même temps, le Real Madrid joue pour son image et son honneur. »



