
Macky Sall, ancien président sénégalais sera-t-il le nouveau Secrétaire Général de l’ONU le 1 janvier 2027 ? En tout cas , l’ex-chef d’Etat sénégalais croit en son étoile. Lui dont la candidature au poste n’a pas été soutenue par l’Union africaine mais qu’il maintient toutefois. Quelles sont les enjeux de cette candidature à polémiques.
Verra-t-on pour la première fois un Africain prendre les commandes du prestigieux Secrétariat Général des Nations Unies ? C’est plausible puisqu’un Africain s’est porté candidat au poste. Macky Sall, ancien président sénégalais se voit bien remplacer Antonio Guteress.
Face à lui se dressent l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan et la diplomate argentine Virginia Gamba. Tous des candidats sérieux.
Dans un contexte diplomatique mondial complexe, et où l’Amérique Latine réclame le poste sur la base du principe de rotation, quels sont les chances de Macky Sall qui n’a pas eu l’adoubement de l’Union africaine ?
En maintenant sa candidature, Macky Sall pourrait-il finalement être le porte-voix d’un continent qui recherche plus de visibilité et de présence au sein d’une instance où sa voix peine à être audible ? Peut-être oui. Car elle pourrait être l’amorce d’un rééquilibrage des rapports entre le nord et le sud global.
En Afrique, une candidature acceptée de Macky Sall devrait rebâtir les équilibres internes et mettre sur la table les rivalités entre les blocs régionaux, afin de parvenir à une unité de pensée et d’action. Car c’est aussi une position unifiée de l’Afrique qui donnera encore du poids à l’aventure de Macky Sall cornaqué par le Burundi.
Macky Sall, candidat acceptable des cinq grands ?
En dépit du non soutien de l’Union Africaine, Macky Sall a décidé de se lancer dans cette aventure. D’aucuns se demandent si son optimisme n’est pas arrimé à des assurances reçues en haut lieu ? En tout cas, l’ancien président sénégalais sait plus que quiconque que nul ne peut espérer accéder à ce poste sans avoir l’aval des pays détenant le droit de veto. Qui parmi les États-Unis, Chine, Russie, la Grande Bretagne ou la France pourrait soutenir le profil Macky Sall ?
Macky Sall dont le projet de candidature repose sur trois piliers majeurs à savoir « Forger une vision intégrée de la paix, de la sécurité, du développement et de la prospérité partagée • Rénover et revitaliser le multilatéralisme • Renforcer la gouvernance des Nations Unies », peut-il être compatible aux souhaits de ceux qui tiennent l’organisation dans les faits ?
Macky Sall a promis, lors de son grand oral le 22 avril 2026, « un dialogue permanent et fécond entre le Secrétariat général et le Conseil de sécurité», sait qu’un seul veto et son rêve se brisera net. Déjà qu’en Afrique sa candidature n’a pas été adoubée par le comité des Candidatures de l’Union africaine et soumise à l’assemblée des chefs d’État.
C’est un véritable pari pour Macky Sall. Une aventure personnelle soutenue par le Burundi formellement. Qui si elle prospère serait une consécration personnelle après avoir été chef d’Etat, un atout pour l’Afrique dans ses revendications d’un changement au Conseil de sécurité. A contrario, ce serait peut-être l’heure de la retraite politique…



