Gabon : Ali Bongo accuse le président Oligui de mensonge
Gabon : Ali Bongo accuse le président Oligui de mensonge

Le climat politique est plus que jamais électrique au Gabon. Alors que le Général Brice Clotaire Oligui Nguema tentait de calmer le jeu sur les médias internationaux, son prédécesseur, Ali Bongo Ondimba, est sorti du silence pour une contre-attaque mémorable.
Entre accusations de mensonges, révélations de coulisses et déballage familial, le torchon brûle entre les deux hommes.
On vous dit tout !
Tout a commencé le 2 juin dernier sur le plateau de France 24. Interrogé sur ses relations avec l’ancien chef de l’État, le président de la transition, le Général Oligui Nguema, s’est voulu rassurant, affirmant la main sur le cœur qu’il n’avait « aucun problème » avec Ali Bongo.
Pour preuve, il a rappelé qu’il l’avait personnellement invité à l’inauguration d’un monument dédié à feu Omar Bongo Ondimba.
Une sortie médiatique qui n’a pas du tout branché le président déchu. Pour Ali Bongo, cette tentative d’apaisement n’est qu’un tissu de mensonges. La réplique a été immédiate et cinglante :
« S’il n’a aucun problème avec moi, pourquoi torture-t-il publiquement ma femme et mon fils ? » s’est-il insurgé.
Une déclaration choc qui remet la situation de Sylvia et Noureddin Bongo Valentin – toujours incarcérés et poursuivis par la justice de la transition – au centre des débats. Pour Ali Bongo, le constat est clair : sa famille subit un acharnement sans fondement, et il continue de clamer haut et fort leur totale innocence.
Mais Ali Bongo ne s’est pas arrêté là. Ce qui a véritablement mis le feu aux poudres, c’est une autre déclaration d’Oligui Nguema affirmant que pendant ses cinq dernières années au pouvoir, Ali Bongo était un « président absent », privé de toute volonté et de tout pouvoir réel.
Touché dans son ego, l’ex-homme fort de Libreville a sorti un argument imparable qui secoue actuellement la toile gabonaise :
« Si j’étais absent, qui a donc nommé Oligui à la tête de la Garde républicaine ? Qui, seul, convoquait les commandants en chef dont il faisait partie ? »
Avant d’enfoncer le clou avec une logique implacable : « Si je n’étais rien, alors ses fonctions, son grade et toute son ascension n’étaient rien non plus. Il ne peut pas, dans la même phrase, me déclarer absent et se déclarer légitime. Qu’il choisisse son mensonge ! »
Pour Ali Bongo, le Général Oligui Nguema « ne craint pas Dieu, mais la vérité ». Selon lui, c’est précisément cette peur de la vérité qui expliquerait l’absence d’une véritable enquête transparente et équitable concernant ses proches.
Après plus de cinquante ans de règne de la dynastie Bongo, le coup d’État militaire avait tourné une page majeure de l’histoire du pays. Mais ce dernier échange prouve une chose : Ali Bongo, bien que confiné dans sa résidence, n’a pas encore dit son dernier mot et compte bien défendre son honneur et celui des siens jusqu’au bout.



