
Le Cap-Vert continue d’écrire son histoire au Mondial 2026. Après avoir déjà surpris l’Espagne lors de son entrée dans le tournoi, la sélection cap-verdienne a encore frappé fort dimanche à Miami Gardens en tenant l’Uruguay en échec, 2-2, dans un match fou du groupe H.
Le symbole est énorme. Pour sa première participation à une Coupe du monde, le petit archipel a marqué le premier but de son histoire dans la compétition. Kevin Pina s’en est chargé à la 21e minute, sur un coup franc qui a transpercé le mur uruguayen avant de tromper Fernando Muslera. Un moment qui restera comme l’une des images fortes du football cap-verdien.
L’Uruguay, double champion du monde, n’a pourtant pas tardé à réagir. Maxi Araújo a remis les deux équipes à égalité avant qu’Agustin Canobbio ne donne l’avantage à la Celeste en fin de première période. À ce moment-là, beaucoup pouvaient penser que l’expérience uruguayenne allait faire la différence.
Mais ce Cap-Vert refuse de disparaître du match. En seconde période, Hélio Varela, tout juste entré en jeu, a profité d’une erreur de Mathias Olivera et d’une sortie lointaine de Muslera pour inscrire le but du 2-2. Son premier but en sélection est arrivé dans un décor presque irréel: un Mondial, une grande nation en face, et une équipe cap-verdienne qui ne baisse jamais les yeux.
Ce nul confirme que la performance face à l’Espagne n’était pas un simple accident. Le Cap-Vert compte désormais deux points, comme l’Uruguay, et garde une vraie chance de qualification pour les huitièmes de finale avant son dernier match de groupe contre l’Arabie saoudite.
Dans les tribunes, les supporters cap-verdiens ont vécu la fin de match comme une victoire. Sur la pelouse, les joueurs ont célébré avec la même intensité. Le gardien Vozinha, déjà remarqué contre l’Espagne, a encore incarné cette équipe expérimentée, courageuse et portée par une immense fierté nationale.
Le sélectionneur Pedro Leitão Brito peut savourer une nouvelle démonstration de caractère. Son équipe représente l’un des plus petits pays jamais qualifiés pour une Coupe du monde, mais elle joue avec une audace qui force le respect. Face à l’Uruguay, elle a montré qu’elle pouvait tenir tête à des adversaires beaucoup plus habitués à ces grands rendez-vous.
Pour l’Uruguay, en revanche, la pression monte. Après deux nuls, la Celeste devra obtenir un bon résultat contre l’Espagne pour espérer poursuivre l’aventure. Marcelo Bielsa sait que les occasions manquées pourraient coûter cher.
Pour le Cap-Vert, l’équation est plus belle. Une victoire lors de la dernière journée pourrait ouvrir la porte d’une qualification historique. Et même avant ce rendez-vous, une chose est déjà claire: cette équipe a transformé sa première Coupe du monde en conte populaire.



