
Le trafic d’êtres humains continue de faire des ravages et de briser des vies innocentes en Afrique de l’Ouest.
Une jeune Nigériane victime de traite humaine, identifiée sous le nom de Ngufan , est décédée au Mali dans des conditions qui font froid dans le dos. L’information a été révélée ce dimanche 21 juin 2026 par Zege Orkwande , un activiste de premier plan engagé dans la lutte contre la traite des êtres humains.
Les circonstances entourant son décès restent floues au moment de la rédaction de ce rapport, indiquent les premières sources.
Face à ce drame anonyme, l’activiste a lancé un appel poignant et urgent aux membres du public susceptibles de connaître ou d’avoir un lien de parenté avec la victime, afin qu’ils se manifestent pour procéder formellement à son identification et rapatrier son corps.
Le cas de Ngufan n’est malheureusement que la partie émergée de l’iceberg. Zege Orkwande, qui multiplie les opérations pour faciliter le sauvetage de jeunes filles originaires de l’État de Benue (Nigeria) vendues à des fins de prostitution, a partagé ces derniers jours des preuves accablantes de l’accélération de ce trafic.
Rien que cette semaine, 23 jeunes filles ont été interceptées à Lagos alors qu’elles étaient en route pour le Mali. Parmi elles :
Deux jeunes filles originaires d’Ikyogen (dans la zone de gouvernement local de Kwande, État de Benue) ont été arrêtées en compagnie de leur convoyeur.
Deux autres jeunes filles, originaires d’Ishangev-Ya (également dans la zone de Kwande), ont été interceptées vers 22 heures à Lagos par le directeur de la branche locale d’une compagnie de transport, alors qu’elles s’apprêtaient à entamer leur voyage clandestin vers le Mali.
Grâce à la coopération de cette compagnie de transport, plusieurs de ces victimes interceptées ont pu être sécurisées et renvoyées de toute urgence vers Makurdi, la capitale de l’État de Benue, pour être prises en charge.
L’action des services d’immigration et des activistes commence toutefois à porter ses fruits. Au Ghana , l’immigration a procédé à l’arrestation et à l’expulsion imminente de plusieurs anciennes « étudiantes » de la prostitution (notamment liées à un réseau géré par une certaine Dookenger) qui s’étaient transformées à leur tour en « Madams » (proxénètes) pour exploiter d’autres filles.
Par ailleurs, un autre convoyeur de premier plan et particulièrement notoire a été arrêté par les autorités à Benin City juste après les interceptions de Lagos, marquant un coup dur pour ce réseau criminel.
Ce drame montre l’urgence pour les autorités nigérianes et régionales de durcir les contrôles aux frontières et de démanteler ces réseaux de traite qui continuent d’exploiter la détresse de la jeunesse africaine.











