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Ouganda : Muhoozi fait fermer plusieurs médias, la presse sous choc

Daily Monitor, NTV Uganda et Spark TV se retrouvent au cœur d’une nouvelle crise autour de la liberté de la presse.

L’Ouganda traverse une nouvelle zone de tension autour de la liberté de la presse. Plusieurs médias du groupe Nation Media Group ont été fermés après l’intervention de soldats, dans une affaire directement liée au chef de l’armée, le général Muhoozi Kainerugaba.

Selon AllAfrica, qui cite un résumé de la situation publié lundi, Nation Media Group affirme que ses médias sont placés sous « siège militaire ». Les médias concernés sont notamment Daily Monitor, NTV Uganda et Spark TV, trois noms bien connus du paysage médiatique ougandais.

L’affaire prend une dimension politique particulière parce que Muhoozi Kainerugaba est le fils du président Yoweri Museveni. Il occupe aussi une position militaire majeure, en tant que chef des forces armées ougandaises.

Des médias fermés par des soldats

D’après les éléments rapportés, des soldats armés ont fermé les locaux ou les activités de plusieurs médias du groupe. Nation Media Group parle d’une situation de pression militaire, alors que le gouvernement n’a pas encore donné d’explication complète sur cette opération.

La fermeture touche Daily Monitor, l’un des journaux indépendants les plus connus du pays, mais aussi NTV Uganda et Spark TV. Pour les défenseurs de la presse, le signal est grave, car il vise des plateformes qui jouent un rôle important dans le débat public.

Ouganda : Muhoozi fait fermer plusieurs médias, la presse sous choc

Le dossier est d’autant plus sensible que Muhoozi Kainerugaba a publié plusieurs messages sur X. Selon AllAfrica, il y affirme ne pas croire à une presse libre et dit avoir le pouvoir de fermer n’importe quel média.

La liberté de la presse au centre du débat

Ces déclarations ont immédiatement provoqué de vives réactions. Des figures de l’opposition et des organisations de défense des médias y voient une nouvelle étape dans la pression exercée contre les voix critiques en Ouganda.

Le pays est dirigé depuis plusieurs décennies par Yoweri Museveni, et la place de son fils Muhoozi dans l’appareil sécuritaire nourrit régulièrement des débats politiques. Ses prises de parole publiques sont suivies de près, surtout lorsqu’elles touchent à des sujets aussi sensibles que la presse, l’opposition ou les institutions.

Pour les médias visés, la priorité est désormais de comprendre la base légale de cette fermeture et de savoir si les activités pourront reprendre rapidement.

Un silence qui alimente l’inquiétude

À ce stade, l’absence d’explication officielle détaillée laisse beaucoup de questions ouvertes. Les autorités n’ont pas clairement précisé pourquoi ces médias ont été visés, ni combien de temps la mesure pourrait durer.

Dans un contexte politique déjà tendu, cette opération risque d’aggraver les inquiétudes sur l’espace accordé aux médias indépendants. Pour les journalistes ougandais, elle rappelle aussi que les rapports entre pouvoir, armée et presse restent particulièrement fragiles.

La suite du dossier dépendra de la réaction du gouvernement, mais aussi de la capacité des organisations professionnelles et de la société civile à obtenir des garanties. Pour l’instant, l’image qui domine est celle d’une presse sous pression, face à un pouvoir militaire qui assume ouvertement sa capacité à faire taire des médias.

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