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Ouganda : Museveni écarte des responsables après la colère sur les routes

Le président ougandais veut durcir la pression sur les responsables des infrastructures, dans un secteur régulièrement critiqué pour ses retards et ses dépassements de coûts.

En Ouganda, la pression monte autour de l’état des routes et des grands chantiers publics. Plusieurs hauts techniciens du ministère des Travaux publics et des Transports ont été écartés, selon AllAfrica, dans un contexte de critiques répétées sur les retards, les coûts et la qualité des infrastructures.

La décision intervient alors que le président Yoweri Museveni multiplie les appels à la responsabilité au sein de l’administration. Le chef de l’État reproche notamment aux services concernés des lenteurs dans la livraison de projets pourtant financés par des budgets importants.

Quatre responsables touchés

D’après la source, au moins quatre hauts responsables techniques du ministère sont concernés par cette réorganisation. Les détails complets n’ont pas encore été rendus publics, mais le dossier est présenté comme une nouvelle étape dans la volonté du pouvoir de reprendre la main sur un secteur très sensible.

Le ministère des Travaux publics et des Transports est régulièrement critiqué pour des chantiers retardés, des coûts qui augmentent et une maintenance jugée insuffisante sur certaines routes.

Le dossier Busega-Mpigi sous surveillance

Parmi les projets cités figure notamment l’autoroute Busega-Mpigi, longue de 23,7 kilomètres. Ce chantier est considéré comme stratégique pour désengorger l’axe entre Kampala et Mpigi, mais il a connu des retards, notamment à cause de problèmes de financement et de questions liées à l’évaluation des terrains.

Ouganda : Museveni écarte des responsables après la colère sur les routes

Le projet bénéficie de financements publics et d’un appui de la Banque africaine de développement. Malgré cela, les lenteurs ont nourri la frustration de la population et des autorités.

Une colère très concrète

Au-delà des grands projets, la question des routes touche directement la vie quotidienne des Ougandais. Les nids-de-poule, les chantiers interminables, la poussière, les embouteillages et les difficultés de transport alimentent régulièrement les plaintes des habitants.

Pour le pouvoir, cette opération vise donc à envoyer un signal : les responsables techniques devront rendre des comptes sur les retards et les promesses non tenues.

Reste à savoir si ces changements administratifs suffiront à accélérer les travaux et à améliorer durablement l’état des routes, alors que le pays continue d’investir massivement dans ses infrastructures.

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