Belgique : des ouvriers découvrent 9 millions d’euros en or dans un mur
Le coffre, maçonné dans le mur d’une cave, contenait des lingots numérotés et d’anciennes pièces en or.

Un chantier de rénovation a pris une tournure inattendue à Saint-Gilles-lez-Termonde, en Belgique. Des ouvriers ont découvert un coffre maçonné dans le mur d’une cave. À l’intérieur se trouvaient des lingots numérotés et d’anciennes pièces en or dont la valeur est estimée à environ 9 millions d’euros.
La découverte a eu lieu le lundi 10 août 2026 pendant la pose de canalisations dans un bâtiment appartenant à une organisation sociale de Flandre-Orientale. L’équipe chargée des travaux a prévenu son responsable, puis le propriétaire des lieux et la police. Le trésor a été placé en sécurité pendant que la justice tente d’établir son origine.
Un coffre dissimulé dans le mur d’une cave
Les ouvriers ne s’attendaient pas à tomber sur une telle fortune. En travaillant dans la cave, ils ont repéré un coffre intégré à la structure du bâtiment et caché derrière la maçonnerie. Son ouverture a révélé une importante quantité d’or, composée de lingots portant des numéros et de vieilles pièces.
Les premières estimations évaluent l’ensemble à près de 9 millions d’euros. Les images diffusées après la découverte montrent des dizaines de lingots alignés sur une table de chantier. Une autre photo présente un récipient rempli de pièces anciennes.
Le responsable du chantier a immédiatement signalé la trouvaille. Cette réaction rappelle l’histoire de ces employés d’aéroport au Kenya qui avaient trouvé 19 000 dollars avant de rendre l’argent à son propriétaire.
La police saisit l’or et ouvre une enquête
La police belge a pris possession du trésor et l’a transféré vers un lieu sécurisé. Le parquet de Flandre-Orientale a ensuite ouvert une enquête pour comprendre comment cet or s’est retrouvé dans la cave et déterminer s’il est lié à une ancienne activité criminelle.
À ce stade, personne ne sait depuis combien de temps le coffre était caché. L’identité de son propriétaire reste également inconnue. Les enquêteurs devront examiner les numéros inscrits sur les lingots, retracer leur circulation et rechercher d’éventuels héritiers ou ayants droit.
Cette phase pourrait prendre du temps. Tant que l’origine de l’or n’est pas établie, ni le propriétaire du bâtiment ni les ouvriers ne peuvent en disposer. Le trésor reste donc sous contrôle des autorités.
Les ouvriers auront-ils droit à une récompense ?
La question d’une récompense pour les ouvriers n’est pas encore tranchée. En droit belge, la personne qui découvre un objet de grande valeur n’en devient pas automatiquement propriétaire. La décision dépend notamment du lieu de la découverte, de l’identité du propriétaire légitime et des circonstances dans lesquelles le bien a été caché.
Si aucun lien avec une infraction n’est établi et qu’aucun propriétaire ne se manifeste, une procédure devra déterminer à qui revient l’or. Le propriétaire actuel du bâtiment pourrait être concerné, mais les ouvriers espèrent aussi savoir s’ils peuvent recevoir une part ou une prime pour leur découverte.
Le bâtiment appartient à une organisation qui accompagne des personnes sans domicile en Flandre-Orientale. Son responsable a indiqué que, si l’or lui revenait légalement, l’argent pourrait servir à augmenter les capacités d’accueil de l’association.
Une découverte rare qui fascine la Belgique
L’affaire suscite un vif intérêt en Belgique, autant pour la somme que pour le mystère entourant le coffre. Les lingots, les pièces et leur cachette donnent à ce chantier ordinaire des airs de chasse au trésor.
Les découvertes d’or alimentent souvent les spéculations sur leur provenance. En mars 2026, AfrikMag rapportait déjà une affaire mêlant lingots d’or et trafic de drogue dans les quartiers huppés de Dakar. Dans le cas belge, aucune origine criminelle n’est confirmée pour le moment.
Les ouvriers ont repris les travaux, mais l’enquête pourrait durer plusieurs mois, voire davantage. La police devra résoudre deux questions centrales : qui a caché cet or dans le mur, et à qui appartient aujourd’hui ce trésor estimé à 9 millions d’euros ?



