Les ressortissants de quatre pays africains résidant aux États-Unis risquent l’expulsion
Les ressortissants de quatre pays africains résidant aux États-Unis risquent l'expulsion

Les ressortissants de quatre pays africains résidant aux États-Unis sont confrontés à un risque accru d’expulsion après que l’administration Trump a mis fin au statut de protection temporaire (TPS) qui couvrait les citoyens du Cameroun, de l’Éthiopie, de la Somalie et du Soudan du Sud.
Le département de la Sécurité intérieure a annoncé vendredi que la résiliation du statut de protection temporaire (TPS) pour un groupe de pays était entrée en vigueur, supprimant ainsi une protection qui permettait aux ressortissants éligibles de rester aux États-Unis et d’obtenir une autorisation de travail alors que leurs pays étaient considérés comme dangereux pour le retour.
Ces quatre pays africains figurent parmi les 13 pays touchés par la dernière vague de suppression du TPS, aux côtés de l’Afghanistan, d’Haïti, du Honduras, du Nicaragua, du Népal, du Soudan, de la Syrie, du Venezuela et du Myanmar.
Le TPS ne confère ni résidence permanente ni citoyenneté. Il s’agit d’une protection humanitaire temporaire que le gouvernement américain peut accorder aux ressortissants de pays confrontés à un conflit armé, à des catastrophes naturelles ou à d’autres situations exceptionnelles rendant difficile un retour en toute sécurité.
L’administration Trump accélère la réduction du statut de protection temporaire (TPS).
Cette dernière mesure s’inscrit dans un effort plus large de l’administration Trump visant à démanteler les dispositifs de protection temporaire (TPS) qui ont protégé des centaines de milliers de ressortissants étrangers de l’expulsion.
Le Cameroun, l’Éthiopie, la Somalie et le Soudan du Sud bénéficient tous depuis des années du statut de protection temporaire (TPS), cette protection étant conditionnée par des facteurs tels que les conflits armés, les crises humanitaires et d’autres circonstances exceptionnelles.
Le Soudan du Sud, par exemple, a été désigné pour la première fois comme pays bénéficiant du TPS en 2011 suite à son indépendance et au conflit armé persistant, les autorités américaines citant l’insécurité alimentaire, les violations des droits de l’homme et les obstacles à l’aide humanitaire parmi les conditions affectant la sécurité du retour.
La fin du TPS n’entraîne pas automatiquement l’expulsion de toutes les personnes concernées. Les bénéficiaires qui possèdent un autre statut d’immigration légal, une demande en cours ou une autre forme de protection peuvent avoir un autre motif pour rester dans le pays.
Pour ceux qui ne disposent pas d’un autre statut légal, la perte du TPS peut toutefois entraîner la suppression de la protection contre l’expulsion et de l’autorisation de travail associée.
Cette politique exerce donc une pression sur les communautés africaines qui se sont établies aux États-Unis en bénéficiant de protections qui, dans certains cas, durent depuis des décennies.



