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FIFA : un proche d’Infantino annonce 54 voix africaines

Véron Mosengo-Omba assure que les 54 associations africaines soutiendront Infantino en 2027. Une déclaration de soutien, pas encore un résultat électoral.

Gianni Infantino peut compter sur un soutien affiché en Afrique. Véron Mosengo-Omba, président de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), affirme que les 54 associations africaines voteront pour le patron de la FIFA lors de l’élection prévue en mars 2027. Une déclaration forte, alors que la gouvernance du dirigeant reste contestée.

Dans un entretien télévisé, le responsable congolais ne cache ni sa proximité avec Infantino ni son souhait de le voir reconduit. Il présente les investissements réalisés dans le football africain comme la principale raison de ce soutien. Mais son assurance sur les futures voix doit être distinguée du scrutin lui-même, qui n’a pas encore eu lieu.

« 54 associations membres » derrière Infantino, assure Mosengo-Omba

« Il y a 54 associations membres qui ont envoyé des lettres de soutien et qui vont voter pour le président Gianni », déclare Véron Mosengo-Omba. Il ajoute que ces fédérations soutiennent Infantino parce qu’elles ont constaté les résultats de sa gouvernance.

Le président de la FECOFA décrit une éventuelle réélection comme une « excellente nouvelle ». Pour lui, le bilan du dirigeant à la tête du football mondial justifie cette fidélité. « Gianni Infantino a changé le football africain. Il a réalisé ce qu’il avait promis pendant sa campagne », affirme-t-il.

Ces propos expriment la position d’un soutien du candidat. Ils ne constituent pas un résultat électoral ni une vérification indépendante des intentions de chaque association. Les lettres évoquées par Mosengo-Omba témoigneraient d’un engagement politique ; elles ne remplacent pas les voix qui seront exprimées lors du congrès électif.

Les infrastructures au centre de sa défense

Mosengo-Omba met notamment en avant le programme FIFA Forward et les infrastructures qu’il a permis de financer. Il cite le stade de Djouba, au Soudan du Sud, parmi les réalisations qui illustrent, selon lui, l’apport de la FIFA au continent.

Le dirigeant congolais explique également avoir présenté son projet « FECOFA 2030 » à Infantino lors d’une rencontre à Zurich. Il insiste sur la finalité de cette démarche : expliquer comment les ressources pourraient servir au développement du football en République démocratique du Congo.

« Je ne suis pas allé quémander quelque chose au président Infantino », précise-t-il. Son argument consiste à défendre une coopération fondée sur des projets. Il ne suffit toutefois pas à clore les interrogations sur la gouvernance de l’instance mondiale, qui dépassent le seul financement des installations sportives.

Un soutien africain déjà affiché par la CAF

Cette intervention s’inscrit dans une série de prises de position favorables à Infantino. Début août, le comité exécutif de la Confédération africaine de football avait réaffirmé à l’unanimité son soutien au président de la FIFA. Patrice Motsepe avait aussi insisté sur le respect de la bonne gouvernance, des procédures et de la transparence.

Les deux aspects coexistent donc dans le discours de la CAF : un appui au dirigeant et un rappel des règles attendues dans la gestion du football mondial. Soutenir un candidat ne fait pas disparaître les questions sur la manière dont les décisions sont préparées et discutées avec les fédérations.

Samuel Eto’o avait lui aussi appelé l’Afrique à soutenir Infantino. La déclaration de Mosengo-Omba apporte cette fois un chiffre précis et une affirmation sur le vote à venir : les 54 associations africaines seraient, selon lui, acquises au président sortant.

Une élection encore à venir

La FIFA compte 211 associations membres. Avec 54 associations, l’Afrique représente donc un peu plus du quart de cet ensemble. Ce poids explique l’attention portée aux déclarations de ses dirigeants, sans permettre à ce seul bloc de décider automatiquement de l’issue d’une élection.

Infantino a confirmé, dimanche 6 septembre, qu’il entendait briguer un nouveau mandat. Le scrutin est annoncé pour le 18 mars 2027. D’ici là, la campagne laisse aux fédérations le temps de préciser leurs attentes, de maintenir leurs soutiens ou de faire évoluer leurs positions.

La contestation s’est notamment cristallisée autour d’un projet abandonné d’ouverture de revenus commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Ses opposants ont dénoncé un manque de concertation. Les défenseurs d’Infantino mettent, eux, en avant les moyens supplémentaires accordés au développement du football.

Mosengo-Omba a clairement choisi son camp. Son message donne à Infantino un soutien public supplémentaire, mais les 54 voix qu’il annonce restent une promesse politique à confronter au scrutin de 2027.

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