Algérie : six morts dans une vague d’incendies de forêt
Le ministère de l’Intérieur a ordonné le recensement des dégâts, alors que les pompiers poursuivent leurs interventions dans plusieurs wilayas.

Six personnes ont perdu la vie dans les incendies de forêt qui touchent plusieurs régions d’Algérie. Le ministère de l’Intérieur a annoncé ce premier bilan officiel mardi 21 juillet 2026, alors que des foyers restaient actifs dans le nord du pays.
Les autorités n’ont pas donné l’identité des victimes ni précisé les circonstances de chaque décès. Elles ont toutefois confirmé que les feux enregistrés ces derniers jours avaient causé six morts.
Les opérations se poursuivent dans plusieurs wilayas
Les équipes de la Protection civile, l’armée, les services forestiers, les autorités locales et des volontaires participent aux opérations. Des moyens terrestres et aériens ont été mobilisés pour maîtriser les derniers foyers et empêcher leur propagation.
Selon Nassim Bernaoui, porte-parole de la Protection civile cité par Xinhua, les équipes avaient contenu entre 85 et 90 % des incendies. Les interventions se poursuivaient notamment dans les wilayas d’Annaba, Béjaïa, Guelma, El Tarf, Khenchela, Mila, Bouira, Médéa et Mascara.
Une forte vague de chaleur affecte depuis plusieurs jours une grande partie du nord de l’Algérie. Les températures élevées et la sécheresse de la végétation augmentent le risque de départs de feu et compliquent le travail des pompiers.
Plus de 1 400 incendies depuis le début de juillet
La Protection civile a recensé 1 460 incendies à travers le pays depuis le début de juillet. Ce chiffre inclut des feux de forêt, de broussailles et de végétation survenus dans plusieurs régions.
Depuis le début du mois de mai, 3 719 incendies ont été enregistrés, contre 1 501 pendant la même période en 2025. Le nombre de départs de feu a donc plus que doublé en un an, d’après les données communiquées par la Protection civile.
La Direction générale des forêts évalue à plus de 1 666 hectares la surface de végétation détruite depuis le début de la saison. À la même période en 2025, environ 467 hectares avaient brûlé.
Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur de la saison actuelle, mais le bilan peut encore évoluer. Les équipes doivent terminer les opérations, sécuriser les zones touchées et vérifier l’étendue des dommages sur le terrain.
Un recensement pour indemniser les sinistrés
Le ministère de l’Intérieur a demandé aux walis de lancer un inventaire complet des pertes. Les rapports des commissions locales doivent permettre aux pouvoirs publics d’organiser l’indemnisation des personnes touchées par les feux.
Ce recensement doit porter sur les habitations, les exploitations agricoles, les forêts et les autres biens endommagés. Le ministère a assuré que les moyens humains et matériels resteraient mobilisés jusqu’à l’extinction des foyers.
Les autorités ont aussi salué le travail des pompiers, des militaires, des services de sécurité et des habitants qui ont participé aux interventions ou signalé des départs de feu.
Des incendies meurtriers ces dernières années
L’Algérie a connu plusieurs saisons d’incendies très meurtrières au cours des dernières années. Des dizaines de personnes ont perdu la vie, tandis que des milliers d’hectares de forêts, de terres agricoles et des habitations ont été détruits.
En 2021, AfrikMag avait déjà rapporté de graves incendies dans le nord du pays. Les épisodes récents montrent que le risque reste élevé lorsque les fortes chaleurs, le vent et la végétation sèche se combinent.
Pour la vague actuelle, la priorité reste l’extinction des feux encore actifs et la protection des habitants. Les autorités devront ensuite établir un bilan définitif des victimes, des surfaces brûlées et des dégâts matériels.



