Afrique

Les besoins croissants de la Chine en minerais polluent l’Afrique…Explications!

Gourmande en matières premières, la Chine a trouvé dans les sols africains de quoi se ravitailler. Problème pour l’Afrique, le contrecoup écologique de cette aubaine économique est sévère, et pourrait encore empirer, avec l’extraction par des firmes chinoises de la bauxite guinéenne.

Pour les Chinois, l’eldorado est en Afrique ; au Ghana, plus précisément, pays d’Afrique de l’Ouest qui a été le théâtre d’une véritable ruée vers l’or, au début des années 2010. Attirés par la promesse d’une fortune vite amassée, plusieurs milliers de Chinois, environ 12 000 ressortissants quittent alors leurs villages et leur pays, direction Kumasi, la grande ville ghanéenne autour de laquelle se multiplient les mines chinoises.

Sur place, c’est le Far West : aux grandes compagnies chinoises, qui exploitent de gigantesques mines d’or en vertu d’un accord passé entre leur gouvernement et celui du Ghana, s’adjoignent bientôt plusieurs milliers de pionniers chinois, qui creusent le sol ghanéen en toute illégalité.

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Les conséquences de cette surexploitation anarchique des sols se font vite sentir : l’utilisation intensive de produits chimiques, de cyanure et de métaux lourds, engendre une importante pollution environnementale.

Au vu de ces conséquences néfastes, le 16 mai 2013, le président ghanéen, John Dramani Mahama, avait quant à lui sifflé la fin de la récréation. Décision était prise d’appréhender et d’expulser les pionniers chinois : plusieurs centaines d’entre eux sont jetés en prison. Les populations locales, excédées par les pratiques des chercheurs d’or, se font justice elles-mêmes. Vols, embuscades, et même plusieurs meurtres, achèvent de convaincre les pionniers chinois de rentrer au pays.

L’exemple ghanéen est emblématique de cette Chinafrique: de colossaux besoins en matières premières pour soutenir la croissance et l’industrie chinoises, des entrepreneurs chinois prêts à tout pour l’appât du gain, des pays africains peu regardants sur les standards environnementaux, des autorités de contrôle chinoises désarmées par la distance. Un cocktail explosif, dont l’addition est trop souvent payée par les populations africaines.

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Les dangereuses pratiques de la Chinafrique

400 milliards de dollars : c’est le montant des échanges prévus par Pékin entre la Chine et l’Afrique, à l’horizon 2020. Soit un doublement du volume des échanges en vingt ans, et ce alors que les 2 500 entreprises chinoises implantées sur le continent africain ont plus que jamais besoin des minerais, combustibles fossiles et matières premières nécessaires à la croissance de l’Empire du Milieu.

 

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Adjoba Koto

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