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Le Cameroun a expulsé 100 000 réfugiés nigérians, selon Human Right Watch.

Le Cameroun a expulsé près de 100 000 réfugiés nigérians fuyant les violences du groupe jihadiste Boko Haram, victimes d’actes de torture et d’agressions sexuelles de la part de l’armée camerounaise, selon un rapport accablant de Human Rights Watch (HRW) publié mercredi.

Human Rights Watch accuse aussi l’armée camerounaise d’avoir «torturé, agressé et exploité sexuellement des demandeurs d’asile nigérians dans des régions frontalières reculées» et de les avoir empêché d’entrer en contact avec le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

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Le HCR avait demandé l’an dernier aux pays voisins de ne renvoyer personne dans le nord-est du Nigeria «jusqu’à ce que la situation (…) se soit considérablement améliorée».

Le rapport du HRW a noté que les personnes expulsées étaient susceptibles de faire face à de nouvelles violences, des déplacements et dénuements.

L’ONG, qui enquête sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme dans le monde entier, indique que le rapport est basé sur des entretiens avec plus de 60 réfugiés.

HRW a affirmé que le Cameroun a déporté, souvent violemment, des dizaines de milliers de réfugiés depuis le début de 2015.

“La torture et les abus militaires camerounais contre les réfugiés nigérians semblent être motivés par une décision arbitraire de les punir contre les attaques de Boko Haram au Cameroun et de décourager les Nigérians à demander l’asile“, a déclaré Gerry Simpson, directeur adjoint des réfugiés de HRW.

Boko Haram était une menace constante aux communautés du nord-est du Nigeria. Le groupe a lancé des offensives dans le Cameroun voisin, le Tchad et le Niger.

«Ce rapport ne repose sur rien», a réagi le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, y apportant «un démenti formel et catégorique».

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«Je voudrais rappeler à Human Rigths Watch deux choses: premièrement, nous avons aujourd’hui près de 500 000 réfugiés dans notre pays (…) Deuxièmement, le Cameroun n’a pas vocation à être une nation qui est disposée à accueillir les réfugiés du monde entier», a-t-il dit.

«Les allégations de torture et notamment d’agression sexuelle (imputées aux militaires camerounais) constituent un mensonge éhonté», a ajouté le porte-parole camerounais. Les soldats «reçoivent avant de s’engager sur le théâtre des opérations un enseignement moral» et «savent que quiconque est pris en flagrant de délit de violation (des principes édictés) est puni».

«Aussi longtemps qu’on n’aura pas pris pas un soldat en flagrant délit d’agression sexuelle, tout ça relèvera des fantasmes de Human Rights Watch», a-t-il conclu.

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Felicia Essan

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