Cameroun : En pleine émission-télé, Calixthe Beyala traite un journaliste de « con » et « d’obsédé sexuel »

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Tout s’est déroulé dans la nuit du dimanche dernier, lors de l’émission « L’ARENE » de la première chaine privée de télévision au Cameroun. Alors que Calixthe Beyala était l’invitée principale, face à deux  protagonistes journalistes, on s’attendait à un long moment d’échanges houleux mais excitants. Mais au fil du temps, le ton a commencé à monter « sauvagement ». Offusquée par les questions embarrassantes des journalistes sur sa vie privée et ses romans aux allures très « sexuelles », la romancière et militante est sortie de ses gonds. Elle n’a pas hésité à traiter le journaliste Alain Tchakounté de « con » et « d’obsédé sexuel ».

Critriquée sur les réseaux sociaux, elle n’a pas voulu se laisser faire, et a publié sur sa page un court message assez profond, justifiant son attitude sur ce plateau :

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« Mes amis,

Me voilà acceptant gentiment d’aller faire honneur à mes frères sur un plateau de télévision au Cameroun, et ce, après moult appels de l’animateur, me suppliant de venir.

Et qu’y trouve-je ?

Des gars à vous faire croire que vous êtes dans une porcherie, pas à la télévision… Des agressions verbales pour vous accueillir… Des fausses vérités… Certains ont essayé de justifier le meurtre de Kadhafi, juste pour le plaisir de contredire, faire le buzz… Des insistances stupides sur votre vie privée bien passée de mode… Un dernier type voulant jouer au savant mais qui n’est même pas un sachant

Oui, voilà ce que j’ai vécu.

Et comme face aux sauvageons, je sais être un peu plus sauvageonne, j’ai procédé à un massacre à la tronçonneuse. J’espère que les types apprendront à faire le distinguo entre une interview et une agression gratuite ».

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Alain Tchakounté, qui fut journaliste culturel au quotidien national, actuel Directeur de publication du magazine Show, n’a pas tardé à publier son droit de réponse. Et on peut y lire en clair que « pour la personne et son caractère, on peut en gloser toute une année. Comme les génies que notre pays a connus, elle a ses excès. Que nous lui concédons, parce qu’elle est une lumière qui pavoise notre marche brinquebalante vers l’émergence. L’ampoule peut parfois se griller, mais elle se rallumera toujours. Et cela passe aussi, souvent, par des frictions nées de bonnes intentions. Trop s’y frotter, c’est s’y piquer. Mais bon Dieu, qu’on aime ces piqûres… de rappel. Qui n’enlèvent rien à ses honneurs si durement gagnés ».

 

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