Portait de Constantine: la dame qui a su séduire l’un des plus grands industriels présents sur le continent

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Née dans une petite ville de Djékanou, dans le département de Toumodi au centre de la Côte d’Ivoire, Constantine est issue d’une famille d’agriculteurs. Malgré toutes les difficultés, elle a pu terminer l’école primaire puis à mis le cap sur Bouaké, deuxième plus grande ville du pays pour devenir secrétaire dans une pharmacie locale.

Elle a étudié la gestion des entreprises. Cependant, à l’éclatement de la guerre civile en 2011, elle fut contrainte avec sa famille de retourner dans sa ville natale.

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Se retrouvant soudainement au chômage, et ayant peu de possibilités d’obtenir un emploi, Constantine se tourne vers l’agriculture.

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Des débuts modestes et de fort bon augure

Deux ans plus tard, Constantine s’associe avec sept amies et obtiennent un terrain de plantation à proximité de la ville.

Ensemble, elles font le choix de former l’association ASCAFED (Association des femmes de Djékanou). Elle explique ce qui a motivé cette prise d’initiative : L’agitation politique a affligé l’école locale qui ne pouvait offrir des repas que deux jours par semaine. Pour nous, cette initiative était un moyen de recueillir des fonds pour la culture du maïs afin de nourrir quotidiennement les élèves de cette école – on n’apprend pas avec le ventre vide.

En réinvestissant leurs bénéfices, les débuts modestes (seulement 3 hectares de plantation) ont fait place à une activité prospère. Leur activité a pris son envol et s’est étendue à la production de miel, de thé et au démarrage d’une petite plantation de teck.

Toutefois, elles ont dû faire face aux saisons annuelles agricoles, cachant leur lot de pics et de creux que les agriculteurs redoutent tant.

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Constantine connaissait le groupe Olam lorsqu’elle vivait à Toumodi, une ville située à 14km de Djékanou. Elle avait entendu dire qu’Olam Dimbokro possédait des unités de décorticage employant 275 personnes, dont 90% sont des femmes.

C’est alors que l’idée germe et se façonne. Elle contacte donc leur équipe pour leur présenter sa proposition : de mettre en place son unité satellite à Djékanou qui sera gérée par les femmes de son association. En proposant aux femmes des heures de travail flexibles, elles pourraient ainsi gagner leur vie pendant les saisons creuses agricoles et tout en travaillant à la plantation, si nécessaire.

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